Pop-up store – «Une boutique qui mélange tourisme et shopping»

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Pop-up store«Une boutique qui mélange tourisme et shopping»

LUXEMBOURG - Une boutique éphémère accueille depuis plus d’un mois une expo/vente de l’ONG Friendship Luxembourg.

Les couleurs visibles à travers la vitrine contrastent avec le temps gris qui règne depuis quelque temps à Luxembourg. À l’intérieur du 33, Grand-Rue, en plein cœur du centre-ville, se glisse une invitation au voyage. Direction le Bangladesh. Dans cette boutique éphémère, occupée par l’ONG Friendship Luxembourg, depuis le 6 février, on trouve en effet des foulards, accessoires, sets de tables… importés directement de ce pays d’Asie.

Tous ces produits sont fabriqués par des femmes qui vivent sur des petites îles alluvionnaires (sujettes aux inondations), que l’ONG, présente à l’international, forme sur place depuis neuf ans dans des centres de tissage. Une manière de créer de l’emploi dans ces zones précaires, et une opportunité pour les Bangladaises, «plus vulnérables et marginalisées, explique Esméralda Chupin, responsable de la promotion des produits Colours of the Chars. Cela change leur vie, elles peuvent par exemple envoyer leurs enfants à l’école».

«Faire un petit geste»

Grâce à un accord-cadre avec le gouvernement luxembourgeois, l’ensemble des bénéfices est multiplié par cinq et reversé à l’ONG, qui vient en aide aux communautés de ces îles dans différents domaines, comme l’éducation ou la santé. Selon les bénévoles qui s’occupent des ventes, l’un des best-sellers de la boutique est le masque, fait main et 100% coton. «Certains viennent en acheter de toutes les couleurs, c’est vraiment devenu un accessoire de mode», raconte Marine, 24 ans, ravie de s’être engagée pour cette cause.

Mais la vitrine colorée attire aussi les flâneurs. «Beaucoup de gens entrent par curiosité. Quand on leur explique le concept, ils sont agréablement surpris. Ils achètent même un masque histoire de faire un petit geste», continue la jeune femme. Outre les produits en tissus, on trouve également à la vente des maquettes de bateaux qui trônent à l’entrée, réalisées par les derniers charpentiers de bateaux du Bangladesh, ainsi que des photographies qui tapissent les murs, prises par Yann Arthus-Bertrand, dans le pays, en 2015. «C’est un store qui mélange le côté tourisme et balade avec la miniexpo, tout en étant un lieu de shopping dans la Grand-Rue de Luxembourg», observe Mélissa, bénévole de 24 ans.

(Inès Mangiardi/L'essentiel)

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