Jihad en Europe – Une cellule terroriste installée au Luxembourg?

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Jihad en EuropeUne cellule terroriste installée au Luxembourg?

ESCH-SUR-ALZETTE - Deux mois après l'annonce officielle de la mort de deux résidents luxembourgeois en Syrie, l'hypothèse d'un groupement de musulmans radicaux installés au Grand-Duché apparaît.

Les deux résidents luxembourgeois tués en Syrie auraient eu en commun une salle de prière qui se trouve rue du Brill, à Esch-sur-Alzette.

Les deux résidents luxembourgeois tués en Syrie auraient eu en commun une salle de prière qui se trouve rue du Brill, à Esch-sur-Alzette.

Editpress

Depuis le mois de mai, Luxembourg fait officiellement partie des pays dans lesquels plusieurs résidents ont trouvé la mort en Syrie. Selon les informations communiquées à l'époque par Jean Asselborn, ministre des Affaires étrangères (LSAP), les deux hommes avaient eu «des contacts avec les milieux islamistes au Luxembourg». Une information que reprend ce lundi le Luxemburger Wort en affirmant que ces contacts seraient composés d'un groupe, basé à Esch-sur-Alzette.

Selon nos confrères, les deux hommes tués dans la région d'Alep ont fréquenté une salle de prière située rue du Brill. Un lieu qui serait placé sous la surveillance des services de renseignements en raison de la présence de plusieurs membres du mouvement salafiste, mouvement réclamant un retour à l'islam des origines. «Les cas évoqués étaient déjà connus et étaient sur la place publique depuis longtemps, indique Vic Reuter, porte-parole de la police, contacté lundi par L'essentiel. Le danger vient de la radicalisation de certains éléments qui sont prêts à se rendre dans des endroits où il y a la guerre. Mais ce sont surtout des exceptions, il ne faut donc pas généraliser par rapport à la communauté musulmane installée au Luxembourg».

Pour lutter contre cette radicalisation d'une partie de la jeunesse, les autorités misent sur la prévention. Mais pas que, puisque neuf pays membres ont décidé, en juin dernier, de renforcer les mesures destinées à identifier les Européens partis combattre en Syrie notamment. Un état des lieux des failles dans les dispositifs de sécurité actuels doit également être mis en place, même si les ministres européens de l'Intérieur s'accordent à dire que «la sécurité à 100%, ce n'est pas possible».

(Jmh/L'essentiel)

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