Projet au Luxembourg – Une chauve-souris retarde l'arrivée des réfugiés

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Projet au LuxembourgUne chauve-souris retarde l'arrivée des réfugiés

STEINFORT - Parce que le Tribunal administratif juge nécessaire une étude environnementale sur le site, le projet de «village-conteneurs» pour réfugiés, à Steinfort, est suspendu.

Le Tribunal suspend le projet ministériel et la procédure de plan d'occupation du sol pourtant enclenchée au mois d'août. Le dossier va être évoqué en Conseil de gouvernement.

Le Tribunal suspend le projet ministériel et la procédure de plan d'occupation du sol pourtant enclenchée au mois d'août. Le dossier va être évoqué en Conseil de gouvernement.

Editpress

À l'été 2015, la ministre de l'Intégration et de la Famille, Corinne Cahen (DP), annonçait vouloir monter trois villages de conteneurs dans différentes villes du pays pour y loger des réfugiés. Un an plus tard, le projet porté du côté de Steinfort patine. Le Tribunal administratif vient d'annuler une décision du ministre du Développement Durable, François Bausch, lequel avait décidé de ne pas effectuer d’étude environnementale approfondie en amont du projet.

Le recours en annulation était porté par l'ASBL Biergeinitiativ, qui a eu gain de cause sur plusieurs points environnementaux et notamment en matière de protection d'une espèce de chauve-souris. «La seule présence d'un risque d'une atteinte significative à l'environnement rend obligatoire l'élaboration d'une telle évaluation», justifie le Tribunal, qui suspend donc le projet ministériel et la procédure de plan d'occupation du sol pourtant enclenchée au mois d'août.

Évoqué en Conseil de gouvernement

«Nous entendons la décision, nous la respectons et allons l'analyser profondément», répond à L'essentiel l'entourage du ministre du Développement Durable et des Infrastructures, qui promet que le dossier sera évoqué en Conseil de gouvernement, jeudi.

Le «village-conteneur» de Steinfort prévoit d'accueillir à terme, derrière le P+R, environ 300 demandeurs de protection internationale. Un projet qui pourrait coûter 11 millions d'euros. Il y a un an déjà, au-delà de l'aspect environnemental, le bourgmestre CSV de la commune, Jean-Marie Wirth, avait émis une réserve: «Tendre la main aux réfugiés oui, mais pas dans n'importe quelles conditions. 300 personnes, cela représente beaucoup pour une commune de 5 000 habitants».

(NC/L'essentiel)

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