Négociations de coalition – Une coalition sans la perte d'identité de chaque parti
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Négociations de coalitionUne coalition sans la perte d'identité de chaque parti

LUXEMBOURG - Les présidents de délégation affichent leur volonté de cohésion, la veille de la réunion plénière pour les négociations de coalition.

Felix Braz (Déi Gréng), Corinne Cahen (DP) et Étienne Schneider (LSAP).

Felix Braz (Déi Gréng), Corinne Cahen (DP) et Étienne Schneider (LSAP).

Les trois partis vont entrer véritablement dans le vif du sujet dès mardi. Et compte tenu de la nouvelle répartition des sièges, la négociation en vue de la coalition promet d'être serrée. Néanmoins, les présidents de délégation demeurent résolument optimistes. «Le respect qui a prévalu entre nous il y a cinq ans sera une nouvelle fois de mise», assure le ministre de la Justice, Félix Braz (Déi Gréng). «Nous avons hâte de commencer et l'ambiance est très bonne, comme en 2013», confie Corinne Cahen, la ministre de la Famille (DP), tandis que le vice-Premier ministre, Étienne Schneider (LSAP), parle de «climat positif».

Mais au-delà de ces bons sentiments, la coalition ne se fera pas au détriment de l'identité de chaque parti et de la nouvelle donne politique. «Le résultat des élections devra se refléter dans l'accord», insiste Félix Braz, sans polémiquer sur d'éventuels sujets de dissension. «Nous ferons valoir nos spécificités tout en trouvant des dénominateurs communs, comme lors de la première coalition», précise Corinne Cahen.

De son côté, s'il admet avoir «le même état d'esprit que ses partenaires», Étienne Schneider ne transigera pas sur les retraites, l'indexation des salaires et la hausse du salaire minimum de 100 euros. «Mais je suis confiant car un accord n'est pas insurmontable, comme sur une fiscalité environnementale chère à Déi Gréng».

Mais tous affirment en tout cas être en mesure de «trouver un consensus sur un programme commun».

(Gaël Padiou/L'essentiel)

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