Santé au Luxembourg: Une contraception 100% remboursée, c'est «pour 2023»

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Santé au Luxembourg Une contraception 100% remboursée, c'est «pour 2023»

LUXEMBOURG – La mesure, qui figure dans le programme de coalition, a pris du retard, «en raison de la pandémie». Elle sera effective l'année prochaine, promet le gouvernement.

Les moyens de contraception comme les pilules sont actuellement remboursés à hauteur de 80%.

Les moyens de contraception comme les pilules sont actuellement remboursés à hauteur de 80%.

AFP

Le remboursement intégral des moyens de contraception par la Caisse nationale de Santé (CNS), sans limite d'âge ou de méthodes, entrera en vigueur «début 2023». C'est ce qu'indiquent Paulette Lenert, la ministre de la Santé, et Claude Haagen, ministre de la Sécurité sociale, dans une réponse parlementaire.

Pour rappel, cette mesure est prévue dans le programme de coalition 2018-2023. C'est la dernière étape d'un mouvement enclenché il y a quatre ans: le 1er août 2018, la limite d'âge de 25 ans avait été relevée à 30 ans et le stérilet est depuis remboursé à hauteur de 80%, comme les autres moyens de contraception. Annoncée «dans les prochaines semaines» début septembre 2020 par la ministre de la Santé, la proposition a pris du retard. «Malheureusement, la pandémie a retardé un certain nombre de dossiers, de sorte que les travaux n’ont pas avancé selon le calendrier initialement prévu, déplorent Paulette Lenert et Claude Haagen. Entretemps, les discussions ont repris et le dossier sera finalisé en automne 2022».

Étendu à la stérilisation féminine et à la vasectomie

Dans le détail, ce programme doit permettre la prise en charge à 100% sans limite d’âge des médicaments contraceptifs indépendamment de leur forme pharmaceutique ou de leur voie d’administration ainsi que la contraception d’urgence hormonale; des dispositifs intra-utérins (stérilets); des diaphragmes (spermicides en association); des capes cervicales (spermicides en association); des préservatifs masculins et des préservatifs féminins. «Cette extension aura comme conséquence que toute personne concernée pourra choisir, après concertation avec son médecin traitant, le moyen de contraception qui convient le mieux», relèvent les autorités.

À noter que le champ d'application de la convention a été étendu à la stérilisation féminine et à la vasectomie (opération qui consiste à couper les canaux déférents des testicules pour entraîner la stérilité chez l'homme), «ce qui permettra de prendre en charge ces actes en dehors d’une pure indication médicale», précisent les ministres.

En outre, le gouvernement indique que des discussions sont en cours afin d’élargir les circuits de distribution gratuite des préservatifs. Rappelons à ce titre que la Ville de Luxembourg a installé cette année des distributeurs gratuits de préservatifs dans plusieurs WC publics.

(ol)

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