Attentat de Strasbourg – Une enquête pour violation du secret de l'instruction

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Attentat de StrasbourgUne enquête pour violation du secret de l'instruction

Suite à la publication lundi par «Le Monde» et «France 3» d'éléments des investigations sur l'attentat de Strasbourg, le parquet de Paris a ouvert une enquête.

Police, firefighters and emergency services intervene on Place Gutenberg after a shooting on December 11, 2018 in Strasbourg, eastern France. - At least two people have been killed and 11 critically wounded in a shooting in the French city of Strasbourg, police said, updating the number of victims. (Photo by Patrick HERTZOG / AFP)

Police, firefighters and emergency services intervene on Place Gutenberg after a shooting on December 11, 2018 in Strasbourg, eastern France. - At least two people have been killed and 11 critically wounded in a shooting in the French city of Strasbourg, police said, updating the number of victims. (Photo by Patrick HERTZOG / AFP)

AFP/Patrick Hertzog

Une enquête pour «violation du secret de l'instruction» a été ouverte par le parquet de Paris, après la publication lundi par Le Monde et France 3 d'éléments des investigations sur l'attentat de Strasbourg, a-t-il annoncé jeudi. Cette enquête, également ouverte pour «recel de violation du secret de l'instruction», a été ouverte le 15 janvier, au lendemain de la publication simultanée par les deux médias d'éléments confirmant selon eux le caractère prémédité de l'attaque. Peu avant les fêtes, le 11 décembre, Chérif Chekatt avait tué cinq personnes et blessé onze autres dans le quartier du marché de Noël.

Ce délinquant multirécidiviste de 29 ans et fiché S pour radicalisation islamiste avait attaqué des passants avec un revolver et un couteau. Après 48 heures de traque, il avait été abattu par des policiers dans le sud de la ville. Sur une clé USB lui appartenant a été retrouvée une vidéo d'allégeance au groupe Etat islamique (EI), qui avait revendiqué l'attaque. Selon Le Monde, aucun lien n'a cependant été établi entre le tueur et l'organisation jihadiste. Le quotidien et France 3 rapportent par ailleurs que Cherif Chekatt avait confié à sa mère «son intention de mourir» mais qu'elle ne l'avait pas pris au sérieux.

Cherif Chekatt, qui dormait chez elle la veille de l'attentat selon Le Monde, avait ainsi échappé au matin à une tentative d'interpellation dans une affaire distincte, considéré comme élément déclencheur de son passage à l'acte le soir-même.

(L'essentiel/afp)

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