Au Luxembourg – Une étude globale sur le changement climatique
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Au LuxembourgUne étude globale sur le changement climatique

LUXEMBOURG – Le Statec a inauguré mardi son étude annuelle sur le climat. L’idée est de présenter un panorama complet pour les décideurs mais aussi les ménages.

20150205 belval cheminee arcelor mittal  emissions CO2 photo isabella finzi

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Editpress/Ifinzi

Les principales données luxembourgeoises relatives au changement climatique sont désormais regroupées. Le Statec a publié mardi sa première étude, qui sera actualisée tous les ans. «Jusqu’à présent, chaque service travaillait dans son coin. Là, nous proposons une approche transversale qui doit notamment servir aux décideurs politiques, mais aussi aux ménages, pour voir ce qu’ils peuvent améliorer», indique à L’essentiel Olivier Thunus, l’auteur de l’étude.

Alors qu’un programme de l’ONU préconisait cette étude dans chaque pays en fonction de 40 critères, le Luxembourg en a sélectionné 25, «en fonction des données disponibles mais aussi de la pertinence dans le pays», reprend Olivier Thunus. Quatre indicateurs concernent la météo (températures, précipitations, stress hydrique,…), six autres les gaz à effet de serre, six autres renseignent sur les émissions de CO2, les cinq suivants informent sur les mesures d’atténuation, tandis que les trois derniers se focalisent sur la problématique de l’eau. L’étude «permet de faire des liens entre des données dont on dispose déjà, sans que les acteurs soient toujours au courant», selon son auteur. Le Grand-Duché est le deuxième pays au monde à réaliser l'étude, après le Mexique.

Pour la plupart des critères, des données sur un temps long existent déjà. L’étude rappelle par exemple que le Luxembourg a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 23,2% entre 1990 et 2017, du fait principalement des changements de méthode dans les aciéries. En revanche, la consommation énergétique finale a diminué entre 2008 et 2015, avant de repartir à la hausse. Autre exemple, chaque habitant consomme en moyenne 47 m³ d’eau par an, avec une perte de 3,4% dans les réseaux de distribution.

(jg/L'essentiel)

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