Consommation – Une étude pointe les effets des pubs pour l'alcool

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ConsommationUne étude pointe les effets des pubs pour l'alcool

Les résultats d'une étude sur les pubs pour des marques d'alcool montrent qu'on peut être influencé par des images sans en être nécessairement conscient.

Ceux qui ont visionné un extrait où une marque de bière était présente ont ensuite une évaluation indirecte plus positive de cette marque.

Ceux qui ont visionné un extrait où une marque de bière était présente ont ensuite une évaluation indirecte plus positive de cette marque.

AFP

L'exposition des téléspectateurs aux marques d'alcool présentes dans les stades, lors des matchs sportifs, entraîne de façon inconsciente une perception plus favorable de ces marques et de l'alcool en général, montre une étude menée par des chercheurs français et australiens, à paraître dans la revue Drug and Alcool Review et disponible en ligne sur le portail Research Gate.

La centaine de participants français à l'étude a été repartie en trois groupes, auxquels on a montré un extrait de match de rugby dans lequel était visible soit la marque de bière Heineken, soit la marque néo-zélandaise Steinlager, moins connue en France, soit un sponsor n'ayant aucun lien avec l'alcool (la marque d'huile de moteur Castrol Edge). On leur a ensuite demandé de classer de «très agréable» à «très désagréable» des images de boissons alcoolisées avec marque ou sans marque, des bouteilles d'eau ou des aliments et des objets n'ayant rien à voir.

Nécessité de réguler les pubs

Les résultats montrent que ceux qui ont visionné un extrait où une marque de bière était présente ont ensuite une évaluation indirecte plus positive de cette marque, ce qui suggère «qu'elle est plus facilement accessible en mémoire, et qu'elle sera plus susceptible d'être prise en considération lorsque l'individu devra faire un choix», soulignent les chercheurs. Les participants ont également des réactions spontanées plus positives vis-à-vis des autres marques et de l'alcool en général.

Ce résultat doit «sensibiliser au fait qu'on peut être influencé par des images sans en être nécessairement conscient», ajoute un chercheur. Un argument «pour que les pouvoirs publics mettent autant d'énergie à réguler la publicité pour l'alcool que celle pour le tabac», juge l'un des auteurs, Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale à l'université Grenoble Alpes.

(L'essentiel/afp)

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