Au Luxembourg – Une fabrique de rêves d'enfants à Differdange

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Au LuxembourgUne fabrique de rêves d'enfants à Differdange

DIFFERDANGE - La Fabrique d'Images, studio d'animation installé au 1535° Creative Hub, donne vie à toutes sortes de personnages.

La fabrique d'images
HUB 1535
Differdange

photo : Vincent Lescaut

La fabrique d'images
HUB 1535
Differdange

photo : Vincent Lescaut

Vincent Lescaut

Des centaines de points, des courbes qui s'étirent, des traits qui se dessinent. Sous le stylet de Robin Leloup, Character Artist à la Fabrique d'Images, et de ses collègues, l'espiègle Maxie prend forme et bientôt vie. Elle est l'héroïne de «My fairy troublemaker», long métrage 3D du studio d'animation differdangeois qui sortira en 2023.

D'une planche de croquis, Robin fait naître une silhouette en 3D «comme un sculpteur avec de l'argile». Suivront les poils et cheveux, les textures et tissus, et enfin les couleurs. Un travail d'orfèvre. «Selon les détails, on peut passer deux semaines ou plus d'un mois sur un personnage», confie le créatif de 23 ans, venu du sud de la France pour œuvrer huit mois sur ce projet.

Un film à 25 millions

Scientifique de formation, passionné d'art et de mangas, Robin a bifurqué et fait d'un hobby son métier. «Il peut y avoir deux ou 200 personnages dans un film, raconte-t-il. On s'attache à eux quand on va au bout de ce que l'on voulait faire». Mais il faut suivre la ligne fixée par la direction artistique: «Quand on a fini un personnage et qu'on le voit prendre vie grâce aux collègues animateurs, ça fait super plaisir».

Née au Luxembourg en 2002, à l'initiative de deux designers, Christine Parisse and Jean-Marie Musique, la Fabrique d'Images réunit presque toute la chaîne de création de films ou séries d'animation en 2D ou 3D. Elle s'active pour la télé, les grandes plateformes, le cinéma et fait même de la réalité virtuelle. «Pour un long métrage ou une saison de série, il faut en général deux ans, note le codirecteur Yannick Czukor. En ce moment, nous avons cinq gros projets et 80 employés, mais on est déjà monté à plus de 120».

Avec des films aux budgets allant, le plus souvent, de 6 à 8 millions d'euros, la Fabrique est loin des blockbusters à 200 millions de Pixar ou Disney. Mais le studio qui a participé à «Oups j'ai raté l'arche» et à la série «Ironman» travaille actuellement sur un film à 25 millions.

(L'essentiel/Nicolas Martin)

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