Affaire en Suisse – Une famille se bat pour éviter la mort de son chiot

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Affaire en SuisseUne famille se bat pour éviter la mort de son chiot

Un husky de trois mois, importé illégalement de Tunisie, va être euthanasié en Suisse au nom de la recherche sur la rage. Le propriétaire crie à l’injustice.

Jack, un chiot husky né en janvier en Tunisie, a été importé illégalement en Suisse. Les autorités cantonales ont décidé d’euthanasier l’animal.

Jack, un chiot husky né en janvier en Tunisie, a été importé illégalement en Suisse. Les autorités cantonales ont décidé d’euthanasier l’animal.

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Une famille, en Suisse, est rentrée de ses vacances en Tunisie avec un nouveau venu: Jack, un husky né en janvier dernier. De Tunis, ils ont voyagé jusqu’à Gênes (Italie) par bateau. Le reste du périple s’est déroulé en voiture. Juste après leur arrivée, le 16 avril, le chiot a eu la diarrhée. Le père de famille, trentenaire actif dans le bâtiment, l’a alors amené chez un vétérinaire, avec notamment un certificat sanitaire international pour le transit des animaux de compagnie. Selon ledit document, l’animal est «indemne de tout signe clinique de maladie contagieuse, en particulier de la rage».

Mais le chiot d’élevage n’étant pas pucé, le vétérinaire suisse a alerté les autorités et il a été ordonné que Jack soit amené à la fourrière. Le chiot a donc été confisqué et mis en observation pour une durée de deux semaines afin de vérifier l’existence d’éventuels symptômes de rage. De tels symptômes n’ont pas été constatés à la SPA. Mais le vétérinaire rappelle que l’absence de symptômes ne signifie pas que l’animal n’est pas en période d’incubation. Il a pris une deuxième mesure, très brutale, qui a choqué la famille.

«Les douaniers ont laissé passer mon chiot»

Dans un courrier dont nos confrères de 20 minutes ont reçu une copie, il a annoncé la mort imminente du chiot: «Jack sera euthanasié à l’issue de la période d’observation en vue d’une recherche du virus de la rage au niveau cérébral par un diagnostic d’exclusion». Le propriétaire est abasourdi par cette décision. «Mes enfants pleurent tous les jours. Jack a été vacciné contre la rage. J’ai été contrôlé par des douaniers qui ont laissé passer mon chiot. Ils vont tuer mon Jack. Mais au lieu de le piquer, qu’on le garde le temps qu’il faut pour prouver qu’il n’a aucun symptôme de rage. Ou alors qu’on le fasse retourner en Tunisie», implore le papa.

Mais, au nom de la sécurité publique, les autorités ne veulent prendre aucun risque par rapport à une maladie transmissible à l’homme. La cause semble bel et bien perdue et la famille sera même dénoncée pénalement pour importation illégale d’animaux. Les frais de fourrière et vétérinaires lui seront, en outre, facturés.

(L'essentiel/Abdoulaye Penda Ndiaye)

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