Dépôt de bilan? – Une filiale d'un géant de l'acier est en grand danger

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Dépôt de bilan?Une filiale d'un géant de l'acier est en grand danger

Liberty Aluminium Technologies pourrait déposer le bilan si sa banque, Close Brothers, n'accepte pas de lui donner un délai supplémentaire pour payer des créances.

La filiale produit notamment des éléments pour l'industrie automobile et compte, entres autres clients,  le constructeur automobile Jaguar Land Rover.

La filiale produit notamment des éléments pour l'industrie automobile et compte, entres autres clients, le constructeur automobile Jaguar Land Rover.

AFP

Liberty Aluminium Technologies, une filiale de l'empire de l'acier de Sanjeev Gupta, pourrait déposer le bilan d'ici quelques jours si sa banque Close Brothers n'accepte pas de lui donner un délai supplémentaire pour payer des créances, affirme The Guardian mardi. La filiale produit notamment des éléments pour l'industrie automobile et compte, entres autres comme client, le constructeur automobile Jaguar Land Rover.

Un porte-parole de GFG Alliance, la holding familiale de Sanjeev Gupta, a expliqué que «depuis un mois son comité de restructuration explore les options stratégiques sur l'avenir de Liberty Aluminium Technologies (LAT)», dont la recherche de «nouveaux propriétaires qui offriraient un avenir durable pour les activités de pièces détachées automobiles». Ce comité «est en discussions avec quatre acheteurs potentiels en vue d'accélérer le processus de vente et est aussi en discussions avec le principal créancier de LAT».

35 000 personnes dans le monde

Liberty Steel, qui regroupe les activités d'aciéries de GFG, emploie 3 000 personnes au Royaume-Uni et GFG Alliance 35 000 personnes dans le monde. GFG a été plongé dans une crise de liquidités, en mars, avec la faillite de son principal financier, la société Greensill Capital. Depuis, Sanjeev Gupta cherche désespérément de nouveaux fonds pour éviter des fermetures d'usines dans sa branche sidérurgique, même s'il a promis qu'aucun de ses 12 sites britanniques ne mettrait la clé sous la porte.

Le gouvernement britannique a refusé de lui prêter 170 millions de livres, évoquant le caractère «opaque» de GFG. Trouver des nouveaux fonds est en outre compliqué par l'enquête ouverte par l'équivalent du parquet financier contre GFG pour soupçons de fraude et blanchiment d'argent.

(L'essentiel/afp)

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