Vaccination au Luxembourg – Une indemnité de 240 euros/h pour les médecins
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Vaccination au LuxembourgUne indemnité de 240 euros/h pour les médecins

LUXEMBOURG - Les centres de vaccination anti-Covid solliciteront des médecins généralistes et des infirmiers. Cela ne devrait pas impacter les soins par ailleurs.

Chaque centre aura son médecin chef, issu de la Direction de la santé.

Chaque centre aura son médecin chef, issu de la Direction de la santé.

Editpress

Pour les premières vaccinations anti-Covid au Limpertsberg, onze médecins et autant d'infirmières sont sur le pont. Un chiffre qui augmentera au fil des livraisons de vaccins et de l'ouverture d'autres centres. Selon la convention entre l'Association des médecins et médecins dentistes (AMMD) et le ministère, les médecins volontaires seront indemnisés à hauteur de 240 euros de l'heure. «Cela correspond à ce que gagnent les médecins libéraux pour des consultations de douze à quinze minutes à 50 euros. Ce n'est pas démesuré et permettra aux médecins de ne pas perdre d'argent», note Guillaume Steichen, secrétaire général de l'AMMD.

Chaque centre aura son médecin chef, issu de la Direction de la santé. Et les médecins mobilisés chasseront notamment les contre-indications dans les formulaires remplis par les invités au vaccin. Ils pourraient aussi vacciner, mais des personnels infirmiers ou paramédicaux formés seront privilégiés. Une enquête a même été menée il y a plusieurs semaines auprès des quelque 400 généralistes actifs au pays pour savoir qui pourrait se rendre disponible, et quand...

«Ne pas délaisser nos patients»

Quel impact sur les cabinets? «Le but n'est pas de délaisser nos patients. Nous avons les ressources pour assurer la continuité des soins. Les médecins travaillant seuls pourraient choisir le moment. L'enjeu est grand: éviter que comme au printemps certains renoncent aux soins et que des pathologies soient prises trop tard (crises cardiaques, AVC...). Il faut aussi maintenir les dépistages permettant de détecter par exemple des cancers.

Les infirmiers et infirmières mobilisés seront eux salariés de l'État pour cette mission. Il s'agit principalement de personnel libéral, à la retraite ou issu des hôpitaux qui souhaitent prêter main forte. «Il y a une volonté d'aider et toutes les personnes qui peuvent trouver quelques heures se sont portées volontaires», note Sébastien Français, médecin à la direction de la Santé. Les médecins et infirmiers fonctionnaires sont aussi sollicités.

(Nicolas Martin/L'essentiel)

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