Santé au Luxembourg – Une infirmière agressée dans un centre de tests
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Santé au LuxembourgUne infirmière agressée dans un centre de tests

ETTELBRUCK - Le laboratoire BioneXt LAB a indiqué qu'une de ses salariés avait été frappée dans le centre Picken Doheem antiCovid d'Ettelbruck.

La direction du laboratoire a dénoncé des «actes inadmissibles» et «soutient totalement son personnel».

La direction du laboratoire a dénoncé des «actes inadmissibles» et «soutient totalement son personnel».

Editpress

Si la tension était palpable à Luxembourg-Ville samedi après-midi, elle l'est aussi au quotidien dans les laboratoires qui effectuent les tests anti-Covid. Certains dépassent même les limites puisqu'une infirmière a été agressée mercredi, dans le centre Picken Doheem de BioneXt LAB, à Ettelbruck, a indiqué le laboratoire, dans un communiqué transmis lundi.

Contacté, le laboratoire a raconté: «Notre collaboratrice a indiqué que c'était l'heure de la fermeture mais une des personnes qui patientait n'a pas voulu partir, l'a saisie par le bras au moment où elle fermait la porte». L'infirmière s'est précipitée à l'intérieur pour demander de l'aide «mais la patiente l'a suivie et l'a plaquée dans un fauteuil en lui intimant l'ordre de lui faire un test PCR». Un certificat médical a été établi et une plainte a été déposée auprès de la police.

La direction a dénoncé des «actes inadmissibles» et «soutient totalement son personnel». Elle a indiqué que «toute violence à l’encontre d’un membre du personnel entraînera un dépôt de plainte à l’encontre de l’agresseur». Elle certifie que «si les agressions verbales sont de plus en plus fréquentes, c'est la première fois qu'on assiste à une agression physique dans nos établissements».

«Une agressivité difficile à vivre»

«Nous comprenons la frustration de certaines personnes qui aimeraient être prises en charge dès leur arrivée en centre», indique BioneXt LAB, qui insiste faire «tout son possible» depuis bientôt deux ans, «24h/24 et 7j/7» pour prendre en charge les patients et réduire les délais d'attente. «Mais l’agressivité que nous apportent certains patients, heureusement minoritaires, est difficile à vivre pour nos équipes qui sont vraiment dévouées et qui travaillent énormément».

Des «tensions» et des «agressions de plus en plus fréquentes» qu'avait déjà dénoncé l'OGBL, la semaine dernière. Le syndicat en avait profité pour pointer du doigt «des conditions de travail de plus en plus pénibles depuis la privatisation du secteur de la biologie médicale au Luxembourg». Et de regretter que le «personnel des laboratoires et l’ensemble du secteur de la biologie médicale, qui constituent des composantes importantes et nécessaires de notre système de santé en temps de Covid», travaillent aujourd'hui sur «une véritable plaque tournante du dumping social».

(mc/L'essentiel)

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