En France: Une jeune femme tuée dans des tirs avec les policiers

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En FranceUne jeune femme tuée dans des tirs avec les policiers

Une jeune femme de 18 ans, passagère d'un véhicule en fuite pour échapper à un contrôle policier, a été tuée dans la nuit de mardi à mercredi à Grenoble, nouvel épisode d'une série de violences.

AFP

Une jeune femme de 18 ans, passagère d'un véhicule en fuite pour échapper à un contrôle policier, a été tuée dans la nuit de mardi à mercredi à Grenoble. «Les policiers du commissariat de Grenoble ont eu à faire face à un refus d’obtempérer et à des tirs effectués par le conducteur du véhicule qui refusait de s’arrêter, les amenant à riposter», a détaillé le procureur de Grenoble Eric Vaillant dans un communiqué.

La passagère est «décédée des suites d'un tir l'ayant touchée au cou», tandis que le conducteur du véhicule a été blessé sans que ses jours ne soient en danger, selon la même source. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie tandis que le parquet a ouvert une enquête pour «tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique» et «refus d'obtempérer».

«C'est un quartier tranquille ici, il ne se passe jamais rien»

Les trois policiers en patrouille sont actuellement entendus sous le régime de la garde à vue pour avoir fait usage de leur arme, tandis que le conducteur a également été placé en garde à vue, selon le parquet de Grenoble. Cet homme de 30 ans a déjà condamné par le passé notamment pour violences aggravées, selon la même source. «J'ai entendu des tirs, ça m'a réveillé. J'ai vu la voiture des policiers arrêter l'autre voiture, qui avait les pneus crevés et roulait sur les jantes. J'habite ici depuis toujours et j'ai jamais vu ça», a déclaré à l'AFP un jeune homme d'une trentaine d'années, sous couvert d'anonymat.

Rencontré dans une boutique tabac-presse, il dit avoir vu la scène depuis la fenêtre de son immeuble, en surplomb d'une grande avenue, à l'orée d'une zone industrielle et à proximité du quartier Mistral, connu comme une zone sensible de Grenoble. «C'est un quartier tranquille ici, il ne se passe jamais rien», abonde le gérant du tabac. «On est à la croisée de plusieurs quartiers chauds, mais il n'y a pas de trafic ici, pas de deal. Ça aurait pu arriver un kilomètre plus haut ou un kilomètre plus bas sur l'avenue, mais c'est arrivé ici», selon le quinquagénaire.

Une dizaine de fusillades

La ville de Grenoble a connu depuis fin juin, une dizaine de fusillades impliquant parfois les forces de l'ordre, selon les relevés de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP). Le week-end dernier, quatre hommes ont été pris en chasse par la police après avoir ouvert le feu devant un bar du quartier de Saint-Bruno, situé au nord-ouest de Grenoble et régulièrement cité dans les comptes-rendus de la DDSP de l'Isère.

L'un d'eux, âgé de 34 ans, armé d'une Kalachnikov, a été blessé à l'épaule par les policiers qui ont tiré par trois fois parce qu'il «les aurait visés» avec son arme pendant la course poursuite, selon le communiqué du parquet. Le suspect déjà connu de la police a été mis en examen mardi pour «tentative de meurtres en bande organisée et sur personnes dépositaires de l'autorité publique», selon la même source.

(AFP)

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