Centrale Twinerg – Une nouvelle pollution serait «une infraction»
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Centrale TwinergUne nouvelle pollution serait «une infraction»

ESCH-SUR-ALZETTE - Après les émissions de poussières enregistrées, la centrale Twinerg se trouve dans le collimateur du ministère de l'Environnement, indique jeudi la ministre.

Pour éviter d'éventuelles nouvelles pollutions, la turbine de la centrale Twinerg devra rester à une température supérieure à 80 °C. Même lors des périodes d'arrêt.

Pour éviter d'éventuelles nouvelles pollutions, la turbine de la centrale Twinerg devra rester à une température supérieure à 80 °C. Même lors des périodes d'arrêt.

L'essentiel

Deux mois après l'apparition d'importantes poussières dans les environs immédiats de la centrale Twinerg, «un rapport circonstancié» sur les causes de cette pollution a été fourni au ministère de l'Environnement, révèle jeudi Carole Dieschbourg (Déi Gréng) dans une réponse parlementaire. Selon Electrabel, gestionnaire de la centrale eschoise, l'explication du phénomène est liée «aux arrêts prolongés impliquant une turbine à froid lors du démarrage». En d'autres termes, les «poussières ferrosulfureuses» proviennent de la rouille emmagasinée dans la turbine lors de ses arrêts. Des arrêts motivés par le manque de rentabilité de la centrale qui fermera définitivement ses portes en 2015.

En attendant, et pour éviter de nouvelles pollutions éventuelles, Electrabel devra éviter de laisser refroidir sa turbine, même lors de ses phases de non-exploitation. Résultat: «La chaleur à l'intérieur de la chaudière doit être maintenue au-delà de 80 °C pendant les phases d'arrêt», précise l'arrêté ministériel qui prévoit que le non-respect de cette obligation «consisterait en une infraction réprimée par la loi» sur les établissements classés. Comprenez qu'Electrabel devra payer. Une situation qui ne devrait cependant pas arriver, puisqu'un redémarrage a eu lieu fin octobre dernier: «Il n'y avait pas d'émissions de poussière anormales», précise Carole Dieschbourg.

Dans sa réponse, la ministre précise enfin qu'«aucun redémarrage de la turbine froide n'est actuellement autorisé», ce qui permet au gouvernement d'éviter de se conformer à une obligation d'informer les riverains de l'activité de la centrale. Si la situation était toutefois amenée à changer, cette obligation de communication serait alors transférée «aux administrations communales concernées» qui devraient réaliser les affichages légaux.

(Jmh/L'essentiel)

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