«Les légendes du Tour» – Une plongée en BD dans la riche histoire du Tour
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«Les légendes du Tour»Une plongée en BD dans la riche histoire du Tour

Dans «Les légendes du Tour», recueil d’histoires, Jan Cleijne raconte avec passion et minutie les «forçats de la route».

Depuis 1903, le Tour de France sillonne chaque été les routes de France. Jeune auteur néerlandais et passionné de cyclisme, Jan Cleijne voulait rendre hommage aux «forçats de la route». Ces coureurs en souffrance et courageux prêts à tout, y compris au dopage, pour tenir le coup. Des plus illustres coureurs aux inconnus héroïques, des étapes mythiques aux plus grands scandales, il aborde plus d’un siècle de lutte pour le maillot jaune. Celui-ci ne fut créé qu'en 1919. Jaune, «symbole d'espérance et de résurrection», comme la couleur de «L'Auto», journal dirigé par Henri Desgrange.

«Le Tour est un événement sans frontières qui fascine au-delà de la nationalité des coureurs et des spectateurs. Les concurrents viennent du monde entier et sont vus dans le monde entier, s'affrontant au cœur des formidables paysages de la France», explique Jan Cleijne. Illustrateur dans l'édition et pour des magazines flamands, ce jeune Néerlandais a un vélo de course. Et le cyclisme le passionne. Il s'est donc plongé dans l'histoire centenaire du Tour de France, créé en 1903 pour montrer de quoi l'être humain est capable physiquement et mentalement.

«Le premier scandale date de 1904. Sans la télévision et les voitures suiveuses, ils est plus facile de tricher sans être vu, comme monter dans un train de marchandises». Au Tour, il y a toujours eu et il y aura toujours des gens pour tricher. «Armstrong était un coureur qui se dopait parmi d'autres coureurs qui se dopaient. Il s'entraînait plus que les autres et, indépendamment du dopage, avait une préparation très poussée en vue de gagner le Tour. Cela n'excuse pas sa tricherie». Lance Armstrong, Jacques Anquetil, Eddy Merckx…, les grands du Tour sont dans cet album. Mais il y a aussi des coureurs moins connus sauf des spécialistes.

Ainsi Wim Van Est, premier Néerlandais à porte le maillot jaune en 1951. S'il se traîne dans les côtes, il descend comme un boulet. Au point de tomber dans un virage du col de l'Aubisque. Il chute de 70 m dans le ravin, remonte, réclame un vélo et repart pour perdre la première place. En rendant hommage à tous ces coureurs, vedettes ou sans-grades, Jan Cleijne revisite à sa manière l'histoire du Tour de France.

Denis Berche

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