Mutilations génitales – Une «pratique inhumaine» sur des filles et des femmes

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Mutilations génitalesUne «pratique inhumaine» sur des filles et des femmes

LUXEMBOURG - Le Luxembourg rappelle qu'il n'est pas épargné par le fléau des mutilations génitales féminines, sur les femmes et des filles dès le plus jeune âge.

«12 à 17% des filles âgées de 0 à 18 ans, qui vivent au Luxembourg et qui sont originaires de pays où les MGF sont pratiquées, risquent de subir des mutilations génitales».

«12 à 17% des filles âgées de 0 à 18 ans, qui vivent au Luxembourg et qui sont originaires de pays où les MGF sont pratiquées, risquent de subir des mutilations génitales».

AFP

C'est un sujet, comme l'indique le nom de la Journée internationale qui aura lieu dimanche 6 février, qui implique une «tolérance zéro». 200 millions de femmes et de filles à travers le monde, dont 4 millions de nouvelles victimes chaque année, sont touchées par des mutilations génitales (MGF). Une «pratique inhumaine», rappelle vendredi le ministère luxembourgeois de l'Égalité entre les femmes et les hommes, qui n'épargne pas le Luxembourg. «12 à 17% des filles âgées de 0 à 18 ans, qui vivent au Luxembourg et qui sont originaires de pays où les MGF sont pratiquées, risquent de subir des mutilations génitales», avance l’étude de l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE), publiée l'an dernier.

On parle ici d'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou de toute autre lésion des organes génitaux féminins «pratiquées pour des raisons non médicales», explique l'Organisation mondiale de la santé (OMS). «Pour le Luxembourg, une telle forme d’extrême violence fondée sur le sexe n’est pas acceptée et ne sera jamais tolérée», appuie le ministère, rappelant que depuis 2018, la pratique est inscrite dans le code pénal.

«Les éliminer d'ici 2030»

Le gouvernement veut «démystifier» ce sujet «et responsabiliser les communautés». La vigilance est particulièrement accrue dans la gestion des demandes de protection internationale et plus d'une centaine d'agents concernés au Grand-Duché ont été formés en ce sens depuis cinq ans. Les mutilations génitales féminines sont désormais une atteinte grave aux droits fondamentaux à l'échelle mondiale.

En marge de la Journée internationale du 6 février, le Luxembourg rappelle sa volonté d'«éliminer les mutilations génitales féminines d’ici 2030».

(L'essentiel/Nicolas Chauty)

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