Yves Saint Laurent – Une robe haute couture vendue 119 000 euros

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Yves Saint LaurentUne robe haute couture vendue 119 000 euros

La vente de l'une des plus importantes collections privées de haute couture et de prêt-à-porter du dernier quart du XXe siècle a débuté lundi, à l'Hôtel Drouot, à Paris.

En 1968 Danielle Luquet de Saint-Germain l'a présentée seins nus.

En 1968 Danielle Luquet de Saint-Germain l'a présentée seins nus.

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Cette collection appartient à Danielle Luquet de Saint-Germain, qui fut un mannequin et une muse d'Yves Saint Laurent. Au total, 12 000 pièces, vêtements et accessoires, d'Yves Saint Laurent, de Claude Montana, d'Azzedine Alaïa, de Paco Rabanne, de Thierry Mugler et de Christian Lacroix seront mises aux enchères, en plusieurs ventes. Plus de 300 lots sont vendus lundi. Parmi eux, une robe longue d'Yves Saint Laurent, en mousseline noire transparente au niveau du buste, ornée de plumes d'autruche sur les hanches.

Elle était estimée entre 13 000 et 15 000 euros, mais a été adjugée à 118 750 euros (avec les frais). Cette robe fut créée en 1968 à même le corps de Danielle Luquet de Saint-Germain. Yves Saint Laurent «l'avait créée sur moi. Son inspiration venait sur chaque mannequin. Il créait selon ce que la fille lui inspirait», a expliqué Danielle Luquet de Saint-Germain, jointe par téléphone. Elle l'a présentée seins nus et se souvient de «l'étonnement de la presse du monde entier». Mme Luquet de Saint-Germain, qui vit à Genève, n'a pas assisté à la vente.

«C'est une collection exceptionnelle»

«C'est trop douloureux. (...) Ça me fend le cœur de voir ces robes partir les unes après les autres», a-t-elle dit. «Cette collection est le fil rouge de toute ma vie». Elle parle de ses débuts, «à vingt ans», chez Yves Saint Laurent, de Claude Montana, son «meilleur ami». Ces robes lui ont été offertes par les couturiers qui la payaient souvent en vêtements, ou par son mari. «J'ai gardé tout ce que je trouvais significatif, comme une base de référence pour ceux qui aiment la mode. (...) Rien n'est démodé. Tout est tellement beau».

Mais «il a fallu que je m'en sépare. C'était trop envahissant et trop coûteux. Je n'ai plus la force de m'en occuper», a-t-elle expliqué. Pour le commissaire-priseur Georges Delettrez, «c'est une collection exceptionnelle». Elle appartenait à «l'une des femmes les plus élégantes du monde». «L'état de conservation des vêtements est absolument impeccable. Chaque robe se trouvait dans du papier de soie», a expliqué le commissaire-priseur. Des musées du monde entier ainsi que de grands collectionneurs ont fait part de leur intérêt pour cette vente.

(L'essentiel Online/AFP)

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