Carla Bruni et Benjamin Biolay? – Une rumeur partie de Twitter fait le tour du monde

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Carla Bruni et Benjamin Biolay?Une rumeur partie de Twitter fait le tour du monde

Des Tweets parlant d’une idylle entre Carla Bruni et Benjamin Biolay, relayés dans la presse internationale, pourraient entraîner de lourdes poursuites.

Depuis le week-end dernier, les médias français sont en alerte. De nombreux journalistes se font le relais sur Twitter d’une rumeur selon laquelle Carla Bruni-Sarkozy aurait une idylle avec le chanteur Benjamin Biolay. La source initiale de la rumeur n’a pas été identifiée, mais lorsque des journalistes dont Julien Mielcarek du site Ozap.com, s’en est emparée, elle a jouit d’une crédibilité nouvelle.

Lancée à la fin du mois de février, la rumeur a repris de plus belle samedi après le sacre de Benjamin Biolay aux Victoires de la Musique. Des Tweets prétendaient en effet que le chanteur aurait été pistonné grâce à sa relation avec la première dame de France… qui est d’ailleurs la première à le féliciter pour son prix! Johann Hufnagel, Rédacteur en chef de Slate.fr et ex-journaliste de 20minutes.fr et de Libération, a par exemple écrit sur son Twitter: «Benjamin Biolay c'est bien le mec qui...»

Benjamin Biolay est en tous les cas le mec qui a travaillé avec Carla Bruni sur son dernier album ce qui peut expliquer une complicité évidente entre deux artistes. De là à dire que cela peut découler sur une amourette…

Nicolas Sarlozy aussi dans les bras d’une autre?

Lundi soir, un post publié sur le blog du site du Journal du Dimanche a ajouté encore de l’huile sur le feu. Intitulé «Carla Bruni croque Benjamin Biolay, Sarkozy se console avec Jouanno», le texte reprenait la rumeur Bruni-Biolay et ajoutait que pour se consoler, Nicolas Sarkozy serait tombé dans les bras de sa secrétaire d’État à l’écologie et championne de karaté Chantal Jouanno.

«Le couple présidentiel serait sur le point de voler en éclat», pouvait-on lire sur cet article qui a depuis été retiré et remplacé par la mention: «En raison du caractère gravement attentatoire à la vie privée des propos tenus, la rédaction du JDD.fr a décidé de supprimer ce post».

La presse internationale s’empare de la rumeur

Le passage de l’information par le blog du JDD, «un journal respecté» a été considéré comme une confirmation de la rumeur par la presse étrangère. Elle se trouve donc propagée sur divers sites comme ceux du Sun et du Telegraph en Grande-Bretagne ou de La Stampa et de la La Repubblica en Italie.

La traînée de poudre s'est propagée jusqu'aux États-Unis où le New York Daily News et le Huffington Post s'en font notamment le relais.

Les médias étrangers s'étonnent qu'aucun démenti n'ait été publié par l'Élysée et surtout qu'aucun journaliste n'ait interrogé le président français à ce sujet. Ce d'autant plus que la rumeur est propagée par... des journalistes!

«La façon dont le possible scandale a lentement émergé en France contraste fortement avec la couverture que feraient les tabloïds américains d’un tel événement», ont déclaré des observateurs au Global Post. Les rédactions françaises seraient-elle victimes de pression de la part de l'État?

Des poursuites massives qui peuvent faire des dégâts

Contacté par le Telegraph, le porte-parole de Chantal Jouanno s’est dit «scandalisé par ces rumeurs» et se prépare à poursuivre tout «commentaire diffamatoire». L’Élysée s’est par contre refusé à tout commentaire.

Selon le site Arretsurimages.net, l'avocat de Benjamin Biolay menacerait également de poursuites ceux qui propagent la rumeur de sa liaison avec Carla Bruni.

Dès lors, toutes les personnes ayant parlé de cette rumeur sur Twitter pourraient être poursuivies. Mention du fait que c’est une rumeur et conditionnel ne protègeraient pas les auteurs des Tweets. «Ce n’est pas certain que le simple fait d’avoir dit que c’était une rumeur ne soit pas attentatoire à la vie privée», a expliqué Me Michael Ghnassia, spécialisé en droit de la presse, au site Streetpress.com.

En plus «Twitter est considéré presque comme un espace public parce que tout le monde y a accès», a précisé Me Ghnassia. Twitter serait donc plus attaquable que Facebook, par exemple.

Au vu du nombre de Tweets, dont certains au ton plutôt humoristique, qui ont parlé du sujet, de telles poursuites pourraient avoir des conséquences sans précédent sur le nombre d’utilisateurs concernés.

lessentiel.lu avec fab

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