Cyclisme – Une star de la photo de vélo vit au Luxembourg

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CyclismeUne star de la photo de vélo vit au Luxembourg

Le Belge Tim De Waele, référence mondiale de la photo de cyclisme, est installé depuis huit ans au Luxembourg.

Il a déjà couvert 27 Tours de France, 24 Tours d'Italie et autant de Vuelta, pris des centaines de milliers de clichés et passe 250 à 300 jours par an loin de chez lui, près de la gare, à Luxembourg-Ville. Intégré en 2018 à l'agence Getty images, son budget voyage dépasse 500 000 euros par an.

Alors, pendant le confinement, le Belge Tim De Waele, 49 ans, était comme un lion en cage. «Je me suis ennuyé à mort», avoue le natif de Gand, qui en a toutefois profité pour voir son fils. Mais dès les premiers stages de reprise, il a fait sa valise. Car dans le monde du vélo, Tim, qui a débuté à 20 ans, est LA référence sollicitée autant par les médias que par les équipes. «En photo, le vélo est le sport idéal. Il y a des courses dans le monde entier, les endroits changent à chaque fois selon les conditions météo. On est toujours en route, pas bloqués entre quatre lignes».

«Il faut de la chance, mais ce sont souvent les mêmes qui en ont».

Arrivé au Grand-Duché, avec la CSC des frères Schleck et de Bjarne Riis, Tim en a fait son QG, pas seulement pour des raisons fiscales. «Le pays est très beau et parfait pour moi, avec des distances courtes, des démarches rapides».

Ses secrets: du travail, des sacrifices et savoir lire la course. «Sur la moto, on prend sans cesse des décisions: être à l'avant, à l'arrière, s'arrêter. Avec l'expérience, on comprend la tactique, on distingue les tics des coureurs».

Sur Paris-Roubaix 2016, il avait manqué de glisser en moto. Trouvant l'endroit piégeux, il s'était arrêté. Quelques instants plus tard, Fabian Cancellara chutait là. C'était dans la boîte. «Il faut de la chance, mais ce sont souvent les mêmes qui en ont», lance le photographe, surveillé de près par certains confrères. «Il m'arrive de me cacher derrière des arbres», sourit-il. Amoureux du Giro, il ne peut pas dire quelle est sa plus belle photo. «Je dois encore la faire».

(Nicolas Martin/ L'essentiel)

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