Cinéma au Luxembourg – Une star de «Taxi» a passé la semaine à Differdange
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Cinéma au LuxembourgUne star de «Taxi» a passé la semaine à Differdange

DIFFERDANGE - À l'initiative de Castinglux, le comédien français Édouard Montoute a dirigé un stage de formation au jeu d'acteur. Un temps fort et très sympa.

«Un CV long comme le bras», résume lui-même Édouard Montoute.

«Un CV long comme le bras», résume lui-même Édouard Montoute.

L'essentiel

Son visage et sa voix vous parlent, forcément. Édouard Montoute, alias Alain dans la saga «Taxi», flic un brin déjanté et bras droit du commissaire Gibert. Mais c'est aussi Nexusis dans «Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre», ou encore Jojo dans «La première étoile», sorti en 2008. «Un CV long comme le bras», résume lui-même le comédien français de 50 ans, dont l'image colle souvent à la comédie alors qu'il a, aussi, collaboré à des projets bien différents. «J'ai tourné récemment dans un téléfilm où je dois dépecer des gens, je campe un personnage très gris...».

Une carrière d'une trentaine d'années déjà et une expérience qui l'ont conduit, ces derniers jours, jusqu'à Differdange où l'homme est venu diriger un stage sur le jeu d'acteur. Autour de lui, onze participants du Grand-Duché, de France, de Belgique, réunis par Castinglux. Pendant cinq jours, Édouard Montoute a transmis sa passion et les codes pour «être complet». Et il n'hésite pas à pousser ses élèves dans leurs retranchements: «On travaille les défauts, les vices, les pires souvenirs... jouer à être quelqu'un d'autre doit d'abord passer par nous-même».

«Apprendre le théâtre à tous les enfants»

Cette semaine luxembourgeoise a permis de donner quelques clés à des passionnés dont ce n'est pas (encore) le métier. «Il faut qu'ils apprennent à apprendre un texte, pour jouer le moins possible», explique Édouard Montoute à L'essentiel. Entre rigueur, pédagogie et un humour pinçant jamais très loin. «J'apprends aussi beaucoup de ces stages», glisse le comédien qui multiplie les rôles mais souhaite aussi écrire davantage et passer derrière la caméra. Ces stages, il les dispense depuis un an, le bon moment pour impulser cette envie de transmettre.

«Ce métier s'apprend en regardant les autres. Et ils doivent prendre conscience de tout ce qu'il y a autour. On cultive le ridicule, aussi, et si je vois que ça prend alors c'est gagné», s'est réjoui l'acteur dont c'était le deuxième passage au Luxembourg après une pièce de théâtre jouée dans la capitale au milieu des années 2000. Une activité complémentaire pour celui qui se remet en question en permanence, en passant d'un projet à l'autre et d'un casting à l'autre. Son rêve? «Que l'on apprenne enfin le théâtre à tous les enfants!».

(Nicolas Chauty/L'essentiel)

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