Affaire Daval – Une trace de sperme sur le short d'Alexia Daval

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Affaire DavalUne trace de sperme sur le short d'Alexia Daval

Un fragment d'ADN a été retrouvé sur le corps d'Alexia Daval, tuée en 2017. Il correspond à une trace de sperme de son époux et met en péril sa version des faits.

Ce nouvel élément vient fragiliser la thèse selon laquelle Jonathann Daval aurait bénéficié d'un complice pour le meurtre de son épouse.

Ce nouvel élément vient fragiliser la thèse selon laquelle Jonathann Daval aurait bénéficié d'un complice pour le meurtre de son épouse.

AFP

Avancées majeures cette semaine dans l'affaire Alexia Daval. Alors qu'on apprenait lundi qu'une bombe aérosol ayant pu servir à la crémation du corps de la jeune femme avait été retrouvée au domicile de Jonathann Daval, un nouvel élément vient accabler l'accusé. Le 18 octobre dernier, une expertise scientifique révélait que seul l'ADN du suspect avait été retrouvé sur le corps de la victime. Et selon l'Est Républicain, le fragment, prélevé sur le short d'Alexia, correspond à une trace minime de sperme.

Pour justifier la présence de cette dernière, Jonathann Daval explique avoir eu une relation sexuelle avec la défunte dans les jours précédant sa mort. Ce nouvel élément vient fragiliser la thèse selon laquelle il aurait bénéficié d'un complice pour le meurtre de son épouse.

Une lettre de la maman

Par ailleurs, dans une déchirante lettre ouverte relayée ce jeudi par Le Parisien, Isabelle Fouillot, la mère d'Alexia Daval, parle de la vie sans sa fille et du «monstre» qui «s'est arrogé le droit» de lui enlever la vie. Un an après la découverte du corps sans vie d'Alexia Daval, Isabelle Fouillot fait part de toute sa souffrance et demande à Jonathann Daval, l'époux et principal suspect du meurtre de sa fille, d'enfin «assumer ses actes».

«On ne ferait même pas ces monstruosités à un animal. Quelle rage, quelle férocité pour agir de telle sorte. Pense-t-il aujourd'hui à tout ce qu'il t'a fait subir? A-t-il des remords? Est-ce qu'il t'a aimée un jour pour en arriver à de telles extrémités?», s'interroge la maman: «Nous a-t-il aimés un jour, nous qui l'avions accueilli comme un fils? (...) Je rêve d'une vie où tu es encore là, avec nous, souriante comme toujours. Tu aurais choisi un autre mari. Tu aurais été heureuse avec des enfants. Une vie normale en somme. Mais je me réveille et je suis dans ce film d'horreur, ce feuilleton à rebondissements ubuesques».

Et d'ajouter: «Nos cœurs saignent à jamais, mais ils sont remplis d'amour pour toi, éternellement. À tous les lecteurs, n'oubliez jamais qu'Alexia n'est plus là pour donner la vérité».

(L'essentiel/jzs)

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