Sécurité routière – Une vidéo-choc pour amener à lever le pied
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Sécurité routièreUne vidéo-choc pour amener à lever le pied

Les responsables irlandais de la sécurité routière ont diffusé, cette semaine, un spot de prévention extrêmement violent. À tel point qu'il ne peut être vu qu'après 21h…

Les méthodes pour tenter de faire diminuer le nombre de morts sur les routes varient beaucoup d'un pays à l'autre. Alors que les Belges, par exemple, ont misé lors de leur dernière campagne sur l'empathie, en réalisant les funérailles de conducteurs, d'autres tentent l'effet électrochoc. Les responsables de la sécurité routière d'Irlande du Nord ont ainsi choisi de frapper les esprits un grand coup. À tel point que la vidéo se trouve au cœur d'une polémique dans le pays.

Débutant par des scènes banales d'une classe d'enfants se promenant dans une forêt, puis pique-niquant tranquillement, la vidéo est entrecoupée d'images rapides d'un conducteur s'adonnant au plaisir de la vitesse sur une petite route de campagne. Le spot se termine par un accident et la mort de nombreux enfants, fauchés de plein fouet par le bolide parti en tonneaux. Le tout agrémenté d'une voix indiquant que
«Depuis 2000, la vitesse a tué 28 enfants, l’équivalent d’une classe d’école primaire. Honte à vous!».

État d'esprit différent au Luxembourg

Une méthode pour le moins musclée qui soulève bon nombre de critiques. Certains jugeant la démarche «absurde» et destinée à «améliorer le comportement social en utilisant des images cauchemardesques». Pour Mark Durkan, ministre de Tutelle de la sécurité routière nord-irlandaise, cette campagne vise «à provoquer et à chasser, une fois pour toutes, à travers ce message bouleversant et inconfortable, les fausses perceptions que de nombreux usagers de la route ont des conséquences d’un excès de vitesse».

Au Luxembourg, de telles campagnes n'ont pas encore vu le jour. Même si des images sanglantes ont bel et bien été diffusées lors des précédentes campagnes, le niveau de prévention n'a encore jamais atteint ce niveau de violence. Une situation que Paul Hammelmann, président de la sécurité routière luxembourgeoise, expliquait par le fait que «Le Luxembourg balance entre deux cultures. D'un côté la culture anglo-saxonne, de l'autre la culture méditerranéenne qui n'accepte pas vraiment ces images».

(Jmh/L'essentiel)

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