Union Européenne: Ursula von der Leyen pour une modification des traités «si nécessaire»
Publié

Union EuropéenneUrsula von der Leyen pour une modification des traités «si nécessaire»

STRASBOURG – La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est prononcée lundi pour une modification des traités de l'UE «si nécessaire» et l'abandon du vote à l'unanimité des 27 dans des domaines clés.

European Commission President Ursula von der Leyen delivers a speech during the Conference on the Future of Europe and the release of its report with proposals for reform, in Strasbourg on May 9, 2022. (Photo by Ludovic MARIN / various sources / AFP)

AFP

«J'ai toujours soutenu que le vote à l'unanimité dans certains domaines clés n'a tout simplement plus de sens», a déclaré Mme von der Leyen au Parlement européen. Elle s'est dite prête à réformer l'UE, y compris «en changeant les traités si nécessaire».

La présidente de l'exécutif européen s'exprimait lors de la cérémonie de clôture de la Conférence sur l'avenir de l'Europe, une vaste consultation citoyenne à l'échelle de l'UE. «L'Europe devrait jouer un rôle plus important, par exemple dans le domaine de la santé ou de la défense. Et nous devons améliorer en permanence le fonctionnement de notre démocratie», a déclaré Ursula von der Leyen. «Je serai toujours du côté de ceux qui veulent réformer l'UE pour qu'elle fonctionne mieux», a-t-elle ajouté.

Des blocages

Le Parlement européen avait appelé la semaine dernière au démarrage d'une procédure de changement des traités européens. Une étape risquée mais nécessaire pour certaines des propositions, comme, par exemple, donner un droit d'initiative au Parlement ou élargir les compétences de Bruxelles en matière de défense ou de santé.

L'unanimité des Etats membres, nécessaire sur un certain nombre de sujets, la fiscalité notamment, et source fréquente de blocages, comme le montrent actuellement les discussions difficiles sur un embargo du pétrole russe, est également remise en cause.

L'idée d'un changement des traités suscite toutefois l'hostilité d'une partie des Vingt-Sept. Dix pays de l'UE, dont le Danemark, la Suède, la Finlande et la Bulgarie, ont fustigé lundi les «tentatives inconsidérées et prématurées» de lancer une telle procédure.

(AFP)

Ton opinion

55 commentaires