Mobile: Utiliser Messenger sur iPhone n'est pas sans risque

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MobileUtiliser Messenger sur iPhone n'est pas sans risque

Un spécialiste en sécurité met en garde les utilisateurs de l’app de conversations du groupe Meta contre les risques pour la protection de leurs données personnelles.

L’app Messenger ne propose pas de chiffrement de bout en bout des conversations par défaut.

L’app Messenger ne propose pas de chiffrement de bout en bout des conversations par défaut.

AFP

La grande popularité d’une app ne garantit pas forcément un niveau de sécurité élevé. C’est le constat de Steven Walker, patron de la société Spylix. Se présentant comme un expert en sécurité, il déconseille de se servir de l’application de messagerie instantanée Facebook Messenger sur iPhone, pourtant utilisée par plus de 1,3 milliard de personnes dans le monde, d’après les chiffres de 2020. «À la surprise de beaucoup, Facebook Messenger est l’une des très rares applications de ce type que les utilisateurs d’iPhone ne devraient jamais installer sur leurs appareils», explique-t-il. «Elle est si populaire que les gens ne pensent pas forcément à elle comme à une application problématique».

Principal problème invoqué: Facebook Messenger ne propose pas de chiffrement de bout en bout par défaut (ndlr: l’option est présente mais il faut l’activer), ce qui signifie que «n’importe qui peut suivre les conversations entre deux personnes», prévient-il dans les colonnes du Sun. Ce type de chiffrement est censé assurer que les messages ou les appels ne peuvent pas être interceptés par des personnes ne participant pas à la conversation, ni même par la société qui fournit le service. Selon le spécialiste, l’application serait par ailleurs plutôt mal conçue, ce qui faciliterait son piratage de la part de personnes malveillantes.

Pour toutes ces raisons, l’expert recommande de lui préférer une alternative plus fiable et sécurisée, comme WhatsApp, qui appartient aussi au groupe Meta (anciennement Facebook), mais qui propose le chiffrement de bout en bout depuis 2016, ou des plateformes n’appartenant pas à un grand groupe, tel que Signal ou Telegram.

(man)

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