Vaccins au Luxembourg – Vaccination parallèle: les HRS en pleine tempête

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Vaccins au LuxembourgVaccination parallèle: les HRS en pleine tempête

LUXEMBOURG - Le directeur général des Hôpitaux Robert Schuman aurait essayé d'acheter des vaccins pour lancer une campagne de vaccination privée.

Claude Schummer est au cœur de la polémique.

Claude Schummer est au cœur de la polémique.

Editpress

«Les Hôpitaux Robert Schuman n'ont jamais envisagé et planifié une campagne de vaccination parallèle à celle des autorités», a indiqué lundi à L'essentiel le porte-parole des HRS, Marc Glesener. «Une telle approche est absolument intolérable pour les HRS», a-t-il poursuivi, concluant que la hiérarchie «n'avait jamais été au courant de la démarche du Dr Schummer».

Une position qui vient contredire les informations de nos confrères de RTL selon lesquelles le directeur général des Hôpitaux Robert Schuman aurait tenté - avec le consentement du conseil d'administration - d'acheter des doses de vaccins Pfizer en dehors de la stratégie vaccinale nationale. Des doses destinées à des entreprises privées. De son côté, le fabricant a nié avoir conclu le moindre accord avec les HRS mais a admis avoir eu des contacts informels avec Claude Schummer, selon le Tageblatt.

Ambiance tendue

Claude Schummer «n'est à ce jour pas suspendu mais n'est plus au bureau depuis lundi dernier», communiquent toujours les HRS. Une position qui traduit une atmosphère plutôt chaotique au sein de l'établissement. Selon nos informations, l'ambiance est particulièrement tendue au sein des HRS et prend une tournure politique. Le Dr Gregor Baertz, actuel directeur médical, pressenti pour succéder à Claude Schummer à la direction générale n'a, selon des sources internes, pas que des alliés.

Il s'est retrouvé confronté à une accusation de harcèlement à laquelle le collège médical n'a pas donné suite en raison du caractère anonyme de la démarche. Il est donc présumé inoncent. En attendant, dans ce contexte de transition heurtée à la direction, certains évoquaient lundi en interne un «climat de terreur» et de «pressions» aux HRS.

(mc/nm/L'essentiel)

«La première adresse, c’est l’État»

«Je plaide pour que tous les éléments de cette affaire soient sur la table», a réagi le député Mars Di Bartolomeo (LSAP), président de la commission Santé. Sans se prononcer sur la légalité des discussions en vue de commandes de vaccins parallèles, il plaide pour «une campagne coordonnée par l’État». D’après lui, si les laboratoires disposent de doses supplémentaires, «la première adresse, c’est l’État, car la vaccination et la priorisation sont de sa responsabilité, notamment s’il y avait un jour un souci». D’après l’ancien ministre de la Santé, «il ne doit y avoir qu’une seule stratégie, pas dix!».

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