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CoronavirusVariant britannique: 3 cas au Luxembourg

LUXEMBOURG - Apparue au Royaume-Uni en septembre, la souche britannique du coronavirus a été détectée à trois reprises au Grand-Duché.

Le LNS procède à l'analyse de 10% des cas positifs recensés dans la population au Luxembourg.

Le LNS procède à l'analyse de 10% des cas positifs recensés dans la population au Luxembourg.

Editpress/Fabrizio Pizzolante

«La semaine dernière, nous avons enregistré trois cas contenant la nouvelle variante britannique du coronavirus, B.1.1.7», indique le Dr Tamir Abdelrahman, chef du département de microbiologie au Laboratoire national de Santé (LNS) à L'essentiel. Depuis lors, le LNS travaille en collaboration avec l'Inspection sanitaire pour traquer tous les cas positifs liés à ces trois cas identifiés. «Nous travaillons actuellement avec les laboratoires partenaires pour récupérer ces échantillons et procéder au séquençage afin de suivre l'évolution de cette variante au Luxembourg», explique-t-il.

«Les trois infections se sont faites au Luxembourg, ajoute Anne Vergison, cheffe de l’Inspection sanitaire, en charge de la cellule de traçage. Deux de ces résidents avaient de la famille de retour d'un séjour au Royaume-Uni mais dans le troisième cas, il n'y a pas de lien évident avec le pays». La surveillance a été renforcée. «Dès que nous avons des cas positifs de retour d'un voyage au Royaume-Uni ou en Afrique du Sud (NDLR: où un autre variant virulent a aussi été identifié) nous contactons le LNS pour qu'il vérifie les échantillons», précise-t-elle.

10% des cas positifs séquencés

Pour l'heure, la surveillance génomique nationale par le séquençage couvre «près de 10% des cas positifs dans la population. En janvier, nous visons à étendre (le séquençage) à tous les cas positifs identifiés dans les hôpitaux», précise le Dr Abdelrahman. Il est alors possible que des personnes infectées par cette variante du coronavirus ne soit pas encore identifiées.

Selon des études, cette souche pourrait être plus contagieuse de 70% que les précédentes. Début janvier, le ministère de la Santé indiquait que ces chiffres sont «à confirmer» et que «rien ne démontre à ce stade que des formes plus graves de la maladie en découlent».

(mme/sg/L'essentiel)

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