Crise grecque – Varoufakis révèle les raisons de sa démission
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Crise grecqueVaroufakis révèle les raisons de sa démission

La zone euro a décidé, à l'unanimité, d'entamer des négociations en vue d'accorder un troisième plan d'aide à la Grèce. Suivez les temps forts sur «L'essentiel».

20h24
Yanis Varoufakis révèle les raisons de sa démission
L'ancien ministre des Finances grec avait surpris son monde en quittant ses fonctions au lendemain de la victoire du «non» au référendum. Dans un entretien publié lundi, il a révélé avoir démissionné après avoir été mis en minorité, le soir du référendum, sur sa ligne dure prévue face à la BCE après la fermeture des banques grecques. Officiellement, il avait jeté l'éponge parce que les créanciers ne l'aimaient pas et que le Premier ministre Alexis Tsipras jugeait son départ «utile» pour un accord.

19h
Appel à une grève de 24h mercredi en Grèce
Le syndicat grec des fonctionnaires, Adedy, a appelé lundi à une grève de 24 heures mercredi, jour probable du vote au Parlement de nouvelles mesures de rigueur, décidées lundi à l'aube à Bruxelles en échange d'un nouveau prêt sur trois ans à la Grèce. «Nous appelons à une grève de 24 heures, lors du vote de l'accord anti-populaire et à des manifestations à 18h (19h00 locales) sur la place Syntagma» à Athènes, a indiqué un communiqué de l'Adedy. Il s'agit de la première grève depuis l'arrivée au pouvoir de Syriza en janvier.

18h40
Financement transitoire «très complexe»
Le financement transitoire pour permettre à la Grèce de faire face à ses besoins immédiats de fonds, dans l'attente d'un possible troisième plan d'aide international, n'a pas été trouvé car il est «très complexe» à mettre en place, a déclaré lundi le patron de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem. C'est «très complexe», «nous n'avons pas encore trouvé la clé», a commenté M. Dijsselbloem, évoquant des difficultés financières, techniques, budgétaires et politiques. Un groupe de travail a été mis sur pied et a commencé à travailler.

16h
La voie n'est encore pas totalement libre pour un troisième plan d'aide à Athènes, très laborieusement négocié ce week-end entre la Grèce et ses partenaires européens. Huit Parlements de la zone euro vont en effet être impliqués: en Allemagne, en France, En Grèce, en Finlande, en Lettonie, en Estonie, en Slovaquie et en Autriche. Le Bundestag allemand devra même se prononcer deux fois. Dans la plupart des pays, le feu vert ne fait pas de doute. Dans certains, comme en Finlande, les débats risquent toutefois d'être houleux.

En Belgique, au Luxembourg, à Chypre, en Lituanie, en Italie, en Espagne et au Portugal, le Parlement n'a pas besoin d'être impliqué. Il ne le sera pas non plus à Malte ni en Slovénie car l'engagement financier en faveur de la Grèce n'augmente pas, puisque le nouveau programme doit être encadré par le Mécanisme européen de stabilité (MES), pour lequel les membres de la zone euro ont déjà débloqué du capital en 2012.

15h30
Le gouvernement grec a décidé, lundi, de prolonger de nouveau la fermeture des banques pour une durée qui devait être annoncée lundi soir, a indiqué à l'AFP une source du ministère des Finances, ayant requis l'anonymat. Après une réunion entre le ministre adjoint des Finances, Dimitris Mardas, et les directeurs de principales banques grecques, et malgré l'accord trouvé à Bruxelles, le gouvernement a décidé le maintien du contrôle des capitaux et «la fermeture des banques», une mesure imposée au pays depuis le 29 juin, a indiqué cette source. Un décret «devrait être publié lundi soir pour préciser la durée de cette prolongation», selon la même source. Cette mesure visait à éviter l'effondrement des banques. Le contrôle mis en place ne permet que le retrait de 60 euros par jour pour ceux qui possèdent une carte sur un compte bancaire grec.

14h
Les députés allemands devraient se prononcer vendredi sur le principe d'un troisième plan d'aide international à la Grèce, a annoncé le président du Bundestag, Norbert Lammmert. Interrogé sur la date à laquelle les députés allemands, en vacances, pourraient être convoqués en session extraordinaire, M. Lammert a répondu: «Il semble bien que cela soit pour vendredi matin», précisant toutefois qu'il fallait auparavant que les députés grecs légifèrent d'ici à mercredi, comme l'exigent leurs créanciers. Le vote allemand doit donner un mandat au gouvernement pour les négociations proprement dites sur cette nouvelle aide.

12h45
De la tragédie grecque au psychodrame européen. Les négociations pour sauver la Grèce de l'asphyxie financière n'ont pas été simples, ni de tout repos. Au bout d'un interminable marathon jalonné de plénières, de «quadrilatérales» et d'«entractes» consacrés aux consultations, l'Europe et Athènes ont décroché un accord pour maintenir la Grèce dans la zone euro. Le drame s'est noué à quatre: enfermés à huis clos, Angela Merkel, la chancelière allemande, François Hollande, le président français, et Donald Tusk, le président du Conseil européen, ont tenté de faire plier Alexis Tsipras, le Premier ministre grec. «Ils sont enfermés à quatre, on ne sait rien de ce qu'ils se disent», racontait une source européenne dans la nuit. «Avec un pistolet sur la tempe, toi aussi tu serais d'accord», lâchait, désabusé et l'air épuisé, un responsable grec, au milieu de la nuit, en commentant le projet d'accord qui impose à la Grèce des conditions draconiennes en échange d'une aide financière. Mais c'est bien cet accord qui a été validé.

11h50
L'euro n'a que brièvement tenté de se reprendre face au dollar lundi après l'accord de la zone euro sur des négociations pour un troisième plan d'aide à la Grèce, les cambistes se concentrant de nouveau sur les perspectives monétaires des États-Unis. L'euro a fait une brève incursion à la hausse au moment de l'annonce de la décision unanime d'entamer des négociations en vue d'accorder un troisième plan d'aide à la Grèce, obtenu après dix-sept heures de négociations ardues et permettant d'éviter in extremis une sortie du pays de l'Union monétaire. Mais la monnaie unique est rapidement repartie à la baisse.

10h20
Le gouvernement grec a «livré jusqu'au bout un combat juste» qui a débouché sur un «accord difficile» mais garantissant la «stabilité financière» et la relance en Grèce, a déclaré lundi le Premier ministre Alexis Tsipras. «La grande majorité du peuple grec va soutenir cet effort (...) nous continuerons à nous battre» pour «les réformes radicales dont la Grèce a besoin», a-t-il ajouté, à l'issue de 17 heures de négociations ayant renoué le dialogue entre Athènes et ses partenaires pour le renflouement du pays.

10h
Le fonds de garantie des privatisations grecques proposé par l'Allemagne, initialement envisagé au Luxembourg, serait finalement basé «en Grèce» et «géré par la Grèce», a indiqué lundi le Premier ministre français Manuel Valls, en insistant sur le «respect de la souveraineté» de la Grèce. «C'était la proposition initiale du ministre des Finances allemand. Et aujourd'hui ce fonds, si j'en crois les dernières informations que nous avons de cette nuit - et encore une fois je suis prudent - serait en Grèce, géré par les Grecs», a-t-il affirmé.

9h50
«Le Grexit a disparu», a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans une brève déclaration à l'AFP, se félicitant de l'accord conclu lundi sur un troisième plan d'aide à la Grèce, qui évite in extremis une sortie du pays de la zone euro. «Nous avons trouvé un accord, il fut laborieux», a aussi souligné Jean-Claude Juncker lors d'une conférence de presse. «Depuis le début, la Commission n'a cessé d'insister sur le fait que nous ne saurions accepter une quelconque forme de Grexit».

9h40
L'accord implique que la Grèce vote un certain nombre de réformes avant mercredi. Pour François Hollande, «ce n'est pas une tutelle», ni une perte de souveraineté, mais simplement «une preuve de bonne foi» de la part de la Grèce. «Rien n'aurait été pire que de vouloir humilier la Grèce. Elle ne demandait pas l'assistanat, elle demandait la solidarité»

9h30
Un accord a été trouvé pour de nouvelles négociations alors même que le texte exige de la Grèce des réformes plus importantes encore que celles jusqu'ici promises, et dont certaines semblent inacceptables pour le gouvernement Tsipras. Tout cela est perçu comme une tentative de «coup d’État» sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, #ThisIsACoup (C'est un coup d’État) était le deuxième hashtag dans le monde et le premier en Allemagne et en Grèce, en Suisse et dans de nombreux pays européens lundi matin.

9h10
Les dirigeants de la zone euro sont parvenus, lundi matin, à un accord avec la Grèce. Elle bénéficiera d'une aide du Mécanisme européen de stabilité (MES) en contrepartie de la mise en œuvre de réformes sérieuses, a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk. «Le sommet de la zone euro a trouvé un accord à l'unanimité. Nous sommes tous prêts pour un programme d'aide pour la Grèce via le Mécanisme européen de stabilité(MES), avec des réformes sérieuses et un soutien financier», a indiqué Donald Tusk, président du Conseil européen, sur son compte Twitter, après quelque 17 heures de négociations marathon. Les négociations ont duré toute la nuit de dimanche à lundi pour aboutir à cet accord qui donne le feu vert politique pour le lancement des négociations sur un troisième plan d'aide pour la Grèce pour un montant évalué entre 82 et 86 milliards d'euros sur trois ans. Un événement commenté également par le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.

8h
Après plus de quinze heures de négociations, rythmées par des apartés des dirigeants allemand, français et grec et du président du Conseil européen, «le résultat reste incertain», tweetait le porte-parole du gouvernement chypriote, Nikos Christodoulides. À l'aube, un compromis s'était pourtant dessiné, soumis aux 19 dirigeants du sommet, sur la liste des exigences réclamées à Athènes pour renouer le dialogue en vue d'un renflouement du pays. Mais pas suffisant pour que le gouvernement grec de gauche radicale cède, alors que des milliers de tweet l'appelaient - sous le hashtag «Thisisacoup» (c'est un coup d’État) - à résister aux diktats des créanciers du pays.

La Grèce ne veut pas que le FMI participe au financement d'un nouveau plan d'aide, pourtant exigé par l'Allemagne, et rejette l'idée de créer hors du pays, au Luxembourg, un fonds regroupant des actifs grecs à hauteur de 50 milliards d'euros pour garantir les privatisations promises. Confier ces privatisations à une cellule au Grand-Duché serait, pour les Allemands qui n'ont pas confiance dans la gestion grecque, «d’éviter les opérations "entre copains", ou gérées de manière peu professionnelle» note une source européenne, relayée par Le Monde.

Selon Bruxelles, le choix du Luxembourg n'est pas anodin puisqu'une société (Institution for growth in Greece) y existe déjà, depuis 2012, en appui du Mécanisme européen de stabilité (MES). «Formidable ! Soit-disant ce qui est sur la table, c'est de construire une meilleure fiscalité et on va faire un fonds au Luxembourg, le champion du monde de l'optimisation et de la fraude fiscales et des paradis fiscaux», a lancé de son côté, lundi, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent.

(NC/L'essentiel/AFP)

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