Allemagne – Vaste coup de filet dans le milieu nénoazi

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AllemagneVaste coup de filet dans le milieu nénoazi

Des poursuites pénales ont été engagées contre 33 personnes soupçonnées d'appartenance ou de soutien à une organisation néonazie, en Rhénanie-Palatinat et en Thuringe.

33 personnes ont été arrêtées. (dapd)

33 personnes ont été arrêtées. (dapd)

Sur ces 33 personnes âgées de 17 à 54 ans, 24 ont été arrêtées. Tous les mis en cause sont soupçonnés d'appartenir à une organisation néonazie baptisée «Aktionsbüro Mittelrhein» (bureau d'action du Rhin moyen) ou de la soutenir. Des poursuites ont également été engagées pour blessures aggravées, troubles graves à l'ordre public et utilisation de symboles interdits par la Constitution, a précisé dans un communiqué le Parquet de Coblence qui avait la responsabilité de cette opération conduite mardi, à partir de 6h, par des forces de police de plusieurs länder.

Ainsi, sur les 24 personnes arrêtées, «19 sont accusées d'appartenance à une organisation criminelle, trois d'avoir apporté leur soutien et deux de participation à des troubles graves de l'ordre public», a-t-il détaillé. Sur son site Internet frappé du slogan «L'Allemagne doit vivre», l'organisation d'extrême droite informait mardi, à la mi-journée, ses sympathisants que des «investigations» étaient «actuellement conduites contre plusieurs camarades». «Les recherches n'ont donné aucune indication sur un éventuel lien avec l'organisation "Clandestinité national-socialiste" (NSU)», a précisé le parquet dans un communiqué.

Série de crimes racistes

En novembre dernier, l'Allemagne avait été choquée en découvrant l'existence de la NSU, une cellule néonazie soupçonnée d'au moins dix meurtres dans différentes régions d'Allemagne entre 2000 et 2007, dont ceux de huit Turcs, en raison de leur origine étrangère. Cette série de crimes racistes avait été en partie élucidée, après la mort de deux des trois principaux suspects Uwe Mundlos, 38 ans, et Uwe Böhnhardt, 34 ans. Leur complice, Beate Zschäpe, s'était livrée à la police.

Depuis la découverte de ce groupe, les autorités allemandes sont sous pression, l'Office pour la protection de la Constitution (renseignements intérieurs) ayant reconnu avoir commis des erreurs dans cette enquête.

(L'essentiel Online/AFP)

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