Transport public – Vers des «gares fantômes» au Luxembourg?

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Transport publicVers des «gares fantômes» au Luxembourg?

LUXEMBOURG – Qui dit gratuité des transports publics dit disparition des guichets de vente de billets, d'après les CFL. Un principe qui n'est pas sans susciter la critique.

Désemparé dans une «gare fantôme». C'est la vision d'horreur d'un certain nombre de critiques.

Désemparé dans une «gare fantôme». C'est la vision d'horreur d'un certain nombre de critiques.

Editpress/Julien Garroy

Déi Lenk et le syndicat des agents des chemins de fer FNCTTFEL se sont exprimés sur le conflit relatif à la fermeture des guichets de vente de billets, prévue par la CFL dans le cadre de l'introduction de la gratuité des transports publics, en mars 2020. Ils craignent l'apparition de «gares fantômes» au Luxembourg. Pour eux, l'idée de n'avoir plus que des caméras et des bornes d'appel d'urgence sur les quais au détriment des employés est une véritable vision d'horreur.

Sur les dix guichets existants, sept doivent être fermés, ce qui marque un terme à la fermeture de guichets qui a démarré il y a maintenant quelques années. Seuls ceux de Luxembourg-Ville et de Belval-Université resteront ouverts. Le ministère de la Mobilité ne voit aucune raison de s'inquiéter concernant le fait que les passagers puissent être livrés à eux-mêmes. «Au contraire», affirme Danielle Frank, qui souligne le fait que des agents seront présents sur les quais avec des tablettes pour renseigner les usagers des trains.

À Ettelbruck, le bourgmestre Jean-Paul Scharf (CSV) rejette ces projets. Il fait remarquer que la gare de sa localité est «le nœud ferroviaire pour la région nord, par lequel transitent quotidiennement des étudiants, des travailleurs et des touristes». D'où la demande du conseil communal de «maintenir ouvert le guichet à la gare d'Ettelbruck».

16 employés CFL touchés

Les personnes qui, à l'avenir, souhaiteront acheter des billets pour l'étranger devront se rendre aux guichets dans les gares de Luxembourg-ville ou de Belval-Université. À défaut, il pourront les réserver en ligne. Déi Lénk et les syndicats redoutent que les clients plus âgés, pour qui l'achat en ligne peut s'avérer problématique, ne soient lésés. Par ailleurs, toutes les offres ne sont pas disponibles aux distributeurs automatiques de billets.

À en croire les syndicats, 16 employés CFL sont directement touchés par la fermeture des guichets. Dans le cadre d'une enquête interne, ils ont pu émettre leur souhait d'occuper, à l'avenir, le poste de contrôleur ou d'agent d'accueil. Si le nombre d'employés disposés à changer de poste s'avérait insuffisant, les CFL devraient embaucher. L'enquête interne, dont on ne connaît toujours pas le résultat, a pris fin mercredi.

(mb/L'essentiel)

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