Vers l'échec du rachat de Fortis?
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Vers l'échec du rachat de Fortis?

La presse belge pariait mercredi sur un abandon du projet de rachat de la première banque de Belgique, Fortis Banque, par le groupe français BNP Paribas, qui pose de plus en plus de conditions à l'opération.

BNP, le gouvernement belge et Fortis se sont donné jusque vendredi minuit pour renégocier l'accord avec le groupe français, signé en octobre mais rejeté en février par les actionnaires de Fortis. Mais à moins de deux jours de l'échéance, «les Français veulent mettre la Belgique à genoux», dénonce De Standaard.

Selon le quotidien néerlandophone, BNP exigerait 15 à 20 milliards d'euros de nouvelles garanties de l'État belge. BNP craint en effet une mauvaise surprise dans les comptes de Fortis Banque, dont les pertes seraient plus élevées que prévu au quatrième trimestre, entre 5 et 6 milliards d'euros contre 4 à 5 milliards annoncés jusqu'ici, croit savoir le journal économique De Tijd.

Faire porter à l’autre la responsabilité d’un échec

Selon plusieurs journaux, BNP réclamerait aussi un régime fiscal favorable. «BNP se montre de plus en plus gourmande», a indiqué à L'Echo une source proche du gouvernement belge. «La BNP très exigeante. Trop ?», s'interroge en première page La Libre Belgique, pour qui «les chances d'un accord semblent s'amenuiser». Même constat pour Le Soir : «L'impression est donc que BNP Paribas, en exigeant trop, cherche à provoquer un refus de l'autre côté de la table de négociations, faisant du coup porter à la partie adverse la responsabilité d'un échec».

Plusieurs journaux spéculent sur un dénouement du feuilleton dès ce jeudi, lors d'une rencontre à Paris entre le Premier ministre belge Herman Van Rompuy et le président français Nicolas Sarkozy. «Croyez-moi, on sera fixé après cette réunion au sommet», a indiqué au Soir, sous couvert d'anonymat, un membre du gouvernement belge.

lessentiel.lu avec AFP

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