Vers la peine de mort pour des crimes virtuels

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Vers la peine de mort pour des crimes virtuels

Le parlement iranien a commencé mercredi l'examen d'une loi proposant d'étendre la peine capitale à des infractions commises sur Internet.

L'usage d'Internet en Iran risque d'être bientôt encore plus limité.(afp)

L'usage d'Internet en Iran risque d'être bientôt encore plus limité.(afp)

Les iraniens devront peut-être bientôt avoir un comportement irréprochable sur la Toile, sans quoi les sanctions risquent de devenir très lourdes.

En plus des traditionnels viols ou vols à main armée, "la création de blogs et de sites internet faisant la promotion de la corruption et de la prostitution" seront peut-être bientôt passibles de la peine de mort.

C'est en tout cas ce que propose un texte actuellement examiné par le parlement. Le texte laisse toute latitude au juge pour décider si l'auteur d'un tel crime peut être désigné comme "mohareb (ennemi de Dieu) et corrupteur sur terre" et donc condamné à mort.

Les jeunes en ligne de mire

L'Iran fait partie des pays où les jeunes utilisent largement les blogs pour y parler de leur vie privée mais aussi pour critiquer le régime politique.

Les autorités iraniennes contrôlent déjà étroitement l'usage d'Internet. Elles filtrent des milliers de sites à caractère sexuel et pornographique mais aussi des sites politiques ou d'autres jugés comme insultant les valeurs religieuses.

lessentiel.lu avec afp

Internet

Internet est souvent le seul espace de liberté d'expression dans les pays comme l'Iran où la presse est muselée.

Le pays compte plus de sept millions d'utilisateurs d'Internet, mais le gouvernement se vante de bloquer 10 million de sites "immoraux" (pornographiques, politiques ou traitant de la religion et des droits des femmes).

La peine de mort

Selon Amnesty international, en 2007 l'Iran estle pays qui a eu le plus recours à la peine capitale (après la Chine) avec 317 personnes exécutées contre 177 en 2006. Depuis le début de l'année, 114 personnes auraient été exécutées en Iran (décompte AFP).

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