En Belgique – Vers un gouvernement sans écologistes

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En BelgiqueVers un gouvernement sans écologistes

Plus de trois mois après les élections législatives, marquées par la percée des écologistes et des extrêmes, la Belgique n'a toujours pas de nouveau gouvernement au niveau fédéral.

Le travail va se poursuivre désormais avec six partis politiques.

Le travail va se poursuivre désormais avec six partis politiques.

AFP/Nicolas Maeterlinck

Les négociations en vue de la formation d'un gouvernement en Belgique vont se dérouler sans les écologistes, qui refusaient la perspective d'une coalition avec les nationalistes flamands de la N-VA, ont indiqué lundi les responsables du processus.

L'équipe dirigeante actuelle, emmenée par le libéral francophone Charles Michel, gère les «affaires courantes», sans majorité au Parlement, depuis décembre 2018.

«Nous n'avons pas la capacité de forcer une formation»

Pour bâtir une nouvelle coalition, le travail va se poursuivre désormais avec six partis politiques, sans les écologistes néerlandophones de Groen qui ont rallié la position déjà exprimée cet été par Ecolo (leur pendant francophone), à savoir le refus de négocier. «Nous avons invité plusieurs fois huit formations à nous rejoindre, il y en a eu sept autour de la table, et on a dû constater qu'une d'entre elles, Groen (...), ne souhaitait pas participer à la formation d'un gouvernement sans Ecolo», a déclaré , l'une des deux personnalités chargées par le roi Philippe, de piloter les discussions.

«Nous n'avons pas la capacité de forcer une formation à rejoindre la table, on va donc travailler avec six formations», a déclaré Didier Reynders, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un nouveau rapport de mission au roi. Les six formations en question sont la N-VA (nationalistes flamands), le CD&V (chrétiens-démocrates flamands) et les quatre formations des familles libérales et socialistes, qui comptent chacune un parti néerlandophone et un francophone.

«Un rapport final au plus tard début octobre»

Didier Reynders et Johan Vande Lanotte, l'autre «informateur» missionné par le roi, ont expliqué qu'ils s'efforçaient de trouver des convergences entre les deux premières forces politiques, la N-VA au nord du pays et le PS au sud, malgré leurs positionnements très éloignés.

La formule de coalition «la plus appropriée à l'heure actuelle» implique ces deux partis, a dit M. Reynders, actuel chef de la diplomatie belge. Avec un record de 541 jours sans gouvernement en exercice en 2010/2011, la Belgique a la réputation d'être un pays ingouvernable.

Mais en tant que membre de l'UE, le pays doit présenter à la Commission un projet de budget pour 2020, le 15 octobre au plus tard, ce qui pourrait contribuer à accélérer la formation d'un gouvernement. Lundi, le roi a chargé les informateurs de lui faire «un rapport final au plus tard début octobre», sur les convergences possibles.

(L'essentiel/afp)

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