Covid-19 au Luxembourg – Vers une deuxième phase de tests «plus ciblée»

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Covid-19 au LuxembourgVers une deuxième phase de tests «plus ciblée»

LUXEMBOURG – Le gouvernement a dressé lundi un bilan de la première phase de tests à grande échelle, et présenté une ébauche de la deuxième à venir.

Les tests se feront toujours sous forme de drive-in, mais tout le monde ne sera pas invité.

Les tests se feront toujours sous forme de drive-in, mais tout le monde ne sera pas invité.

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Le Luxembourg se prépare à la deuxième phase de tests à grande échelle (large scale testing). Ce dispositif de lutte contre le Covid-19 se base «sur les connaissances de la première phase», indique Paulette Lenert (LSAP), ministre de la Santé. Cette fois, pas d'invitation à tous les habitants, mais une stratégie «plus ciblée, sur le modèle de ce qui a été entamé durant l'été». L'idée est de tester là où le virus est potentiellement le plus présent, «surtout en fonction des professions, mais aussi des zones géographiques». Le sud-ouest a notamment été plus touché que le reste du pays, ont noté les autorités sanitaires.

Entre les deux phases, «ce sera une continuité, pas une rupture», veut croire la ministre. Les détails de l'opération, qui devrait durer plusieurs mois, seront présentés «d'ici la fin du mois». Le système des bons (ou vouchers), distribué dans des endroits choisis, comme au Findel, restera quant à lui en place. La manière de tester sera aussi identique, avec des tentes et des drive-in accessibles à pied ou en voiture.

«Expérience osée»

Le Luxembourg se montre satisfait de la première phase de tests à grande échelle. «Elle a permis de briser des chaînes de contamination avant que le virus se répande», lance Paul Wilmes, porte-parole adjoint de la Covid-19 Task force. Il rappelle que le dispositif a révélé «plus de 1 100 cas positifs, essentiellement des personnes asymptomatiques», grâce aux quelque 56 000 tests. Selon les chiffres officiels, 49% de la population résidente a répondu favorablement à l'invitation.

Pendant la première phase de tests, «nous avons été rapides, flexibles, cela nous a donné un temps d'avance, se souvient Paulette Lenert. Ce qui était au départ une expérience osée s'est révélé très positif». Claude Meisch (DP), ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, se dit «heureux que la communauté scientifique ait contribué à la lutte contre le Covid». Il est même convaincu que la collaboration «très efficace entre les différentes institutions» puisse se poursuivre à l'avenir sur d'autres thématiques, car «une certaine confiance s'est installée».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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