En France – Vesoul secouée par des violences urbaines
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En FranceVesoul secouée par des violences urbaines

Incendies volontaires, pompiers et policiers pris dans un «guet-apens»: des violences urbaines ont éclaté à Vesoul après la création d'une brigade de police nocturne.

Un fonctionnaire de police a été légèrement blessé au genou, et plusieurs véhicules touchés par des projectiles.

Un fonctionnaire de police a été légèrement blessé au genou, et plusieurs véhicules touchés par des projectiles.

AFP

Dans la nuit de vendredi à samedi, une voiture et six poubelles ont été volontairement incendiées dans le quartier sensible du Montmarin, a indiqué à l'AFP le procureur de Vesoul, Emmanuel Dupic. Les pompiers arrivés pour éteindre les incendies, ainsi que les policiers qui les accompagnaient, ont ensuite été la cible de jets de tessons de bouteilles et de pavés. Un fonctionnaire de police a été légèrement blessé au genou, et plusieurs véhicules touchés par des projectiles, a-t-il précisé.

« Les départs d'incendies ont été organisés. C'est une situation de guet-apens qui a été tendue aux policiers et aux pompiers», a estimé le procureur. «Le mouvement de violences urbaines est probablement lié à la récente création d'un groupe de sécurité et de protection de la police - l'équivalent d'une brigade anticriminalité (Bac) - qui patrouille et intervient la nuit à Vesoul et notamment dans le quartier du Montmarin», selon M. Dupic.

Gardés à vue

Cette nouvelle formation perturbe le trafic de drogue dans le quartier, où deux dealers présumés ont été interpellés la semaine dernière. Lundi, ce sont deux Vésuliens de 17 et 44 ans, connus de la justice pour des faits de violences, qui ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête ouverte pour «violences aggravées sur dépositaires de l'ordre public, en réunion et avec armes», ainsi que pour «destruction» par incendie.

Devant les enquêteurs, ils auraient reconnu leur présence sur les lieux, mais pas leur participation aux faits. «D'autres identifications sont en cours», a noté M. Dupic, parmi la dizaine de personnes ayant selon lui participé aux violences.

(L'essentiel/AFP)

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