Manifestation à Strasbourg – Violents heurts entre la police et les métallos

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Manifestation à StrasbourgViolents heurts entre la police et les métallos

La manifestation de salariés venus de France, de Belgique et du Luxembourg s'est tenue mercredi dans une atmosphère tendue à Strasbourg. Un homme a même été blessé.

Une quarantaine de salariés de Schifflange, Rodange, Differdange et Belval, une centaine de métallos de Florange et 150 venus de Liège ont joué en début d'après-midi au chat et à la souris avec les forces de l'ordre, à quelques rues du Parlement européen. La police a bloqué l'accès aux abords du bâtiment aux manifestants, qui ont tenté de faire céder quelques barrages, lançant des bouteilles, avant d'être dispersés à coups de gaz lacrymogènes. Un abribus a été cassé et des panneaux de signalisation arrachés pour être lancés contre les policiers. Un manifestant a également été blessé. Et un autre a été interpellé par les forces de l'ordre

Le gros des manifestants partis à l'aube de Liège n'avaient pas encore rejoint Strasbourg en début d'après-midi, plusieurs dizaines de bus ayant été bloqués à la suite d'un contrôle des forces de l'ordre sur l'autoroute. Entre 1 200 à 1 300 personnes étaient initialement parties de Liège selon les syndicats. «Devant le Parlement européen, on veut se montrer et on veut que les parlementaires comprennent qu'il y a un problème avec l'industrie en Europe», selon Jean-Luc Rader, secrétaire régional du syndicat belge FGTB Métal.

Avenir industriel

Même son de cloche pour les métallos luxembourgeois. «Nous manifestons par solidarité avec nos collègues de Liège et de Florange et pour rappeler que nous avons aussi actuellement un site fermé à Schifflange», lance Jean-Claude Bernardini de l'OGBL contacté par L'essentiel Online. Alors qu'ArcelorMittal a annoncé ce mercredi une perte structurelle d'environ 2,2 milliards d'euros, les salariés comptent protester contre les suppressions d'emplois dont les 1 300 annoncés à Liège.

Les responsables syndicaux devraient être reçus dans l'après-midi par des eurodéputés ainsi que par le président du Parlement européen. «Nous attendons des réponses sur la mise en place d'une réelle politique industrielle en Europe, mais aussi un soutien social pour les sites en restructuration», conclut Jean-Claude Bernardini.

(NS/L'essentiel Online)

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