Santé au Luxembourg – Voici comment sont suivis les patients Covid long
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Santé au LuxembourgVoici comment sont suivis les patients Covid long

LUXEMBOURG - Le dispositif mis en place l’été dernier a soigné 443 personnes. Les autorités de santé assurent que le premier bilan est très positif.

Les patients suivent des programmes de rééducation spécifiques, liés aux problèmes de fatigue, de respiration, de perte d’endurance, de motricité, de dépression ou encore de perte de goût et d’odorat.

Les patients suivent des programmes de rééducation spécifiques, liés aux problèmes de fatigue, de respiration, de perte d’endurance, de motricité, de dépression ou encore de perte de goût et d’odorat.

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Avant la mise en place du dispositif Covid long, les patients manquaient de repères et de prise en charge spécifique. Maintenant, ils suivent un programme dédié, pour assurer des besoins précis», assure Gaston Schütz, directeur général du Rehazenter, structure impliquée dans le projet-pilote débuté en juillet 2021. Depuis, 443 personnes ont été soignées, d’après un pointage effectué le 24 janvier. Soit une petite partie des patients concernés par le phénomène à des degrés divers.

Les personnes sont envoyées par le médecin généraliste ou spécialiste, qui les oriente. La majorité des personnes concernées sont orientées vers le domaine thermal de Mondorf-les-Bains, spécialisé dans la rééducation. Elles peuvent aussi aller au Rehazenter, au Centre hospitalier neuro-psychiatrique (CHNP) d’Ettelbruck et/ou au CHL. Les patients suivent alors des programmes de rééducation spécifiques, liés aux problèmes de fatigue, de respiration, de perte d’endurance, de motricité, de dépression ou encore de perte de goût et d’odorat.

Budget assuré pour deux années

«La liste d’attente n’est pas trop longue, une soixantaine de personnes souhaitent un rendez-vous», assure Thérèse Staub, cheffe de service des maladies infectieuses au CHL. Elle ne s’attend pas nécessairement à une explosion du nombre de patients consécutif à la vague Omicron, «dont la majorité des infectés, vaccinés, n’ont que peu de symptômes».

Un budget de 1,2 million d’euros avait été prévu pour la première phase de six mois. L’enveloppe devait servir à «recruter du personnel, notamment des ergothérapeutes et psychologues, et à acheter du matériel de rééducation», reprend Gaston Schütz. Le financement est maintenant «assuré pour les deux années à venir», avec onze personnes de plus pour assurer le fonctionnement du programme.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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