Politique au Luxembourg – Voici les sujets qui touchent le plus les jeunes
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Politique au LuxembourgVoici les sujets qui touchent le plus les jeunes

LUXEMBOURG – Des jeunes très motivés ont présenté, lundi, cinq résolutions aux députés de la Chambre. C’est l’aboutissement d’un an de travail en commissions.

Les membres du Parlement des jeunes ont rencontré, lundi, les membres du véritable Parlement. Ils avaient rendez-vous au Cercle cité pour présenter aux députés leur travail accompli lors de la session 2020-2021.

Les membres du Parlement des jeunes ont rencontré, lundi, les membres du véritable Parlement. Ils avaient rendez-vous au Cercle cité pour présenter aux députés leur travail accompli lors de la session 2020-2021.

Julien Garroy

Les membres du Parlement des jeunes ont rencontré, lundi, les membres du véritable Parlement. Ils avaient rendez-vous au Cercle cité pour présenter aux députés leur travail accompli lors de la session 2020-2021. «Le retour a été très positif», s’enthousiasme Hugo Da Costa, président de l’instance et déjà doté d’un bagout certain, du haut de ses 16 ans. Les jeunes planchent depuis un peu moins d’un an. «La session inaugurale a discuté des nouveaux sujets que les membres veulent développer. Puis chacun choisit les sujets qu’il veut traiter dans les cinq commissions. Une fois les résolutions terminées en commission, elles doivent être validées en plénière», résume le jeune homme. Les cinq textes ont reçu l’approbation des quelque 50 élus en herbe.

«Les thèmes qui intéressent les jeunes peuvent varier d’une année à l’autre», constate Hugo Da Costa. La politique migratoire a fait l’objet d’une longue résolution plutôt pointue, demandant «la reprise des discussions sur les quotas européens d’accueil» ou encore «le renforcement des suivis psychologiques et sociaux». La commission Environnement propose de «soutenir les agriculteurs qui produisent en bio, avec des primes», comme l’explique sa responsable Sessime Kandonou.

Des vocations politiques?

Les thèmes sociaux et sociétaux n’ont pas été oubliés. Iness Chakir, 18 ans, élue présidente du Parlement des jeunes pour la prochaine session, est déjà en pointe sur cette thématique. Sa commission Égalité des chances a proposé une résolution pour soutenir les personnes non binaires. Mais pour l’an prochain, «ce sont les membres qui décideront ensemble des sujets qui seront mis en avant», glisse-t-elle. La compétitivité des entreprises et le stress scolaire ont également fait l’objet de résolutions, que les députés peuvent prendre en compte dans les commissions s’ils le souhaitent.

Iness Chakir estime que les jeunes «sont de plus en plus intéressés par la politique», notamment depuis le confinement. Une campagne de sensibilisation au Parlement des jeunes, intitulée «Ech engagéiere mech fir», s’apprête à être lancée. Les jeunes qui ont présenté lundi leur travail se sont montrés très à l’aise face aux micros et caméras. De quoi donner envie de s’engager en politique? Aucun ne se mouille. «Je suis concentré sur mes études pour l’instant, mais je suis sûr que certains de nos rangs seront députés un jour!», rit Hugo Da Costa. «Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais je me suis rendu compte que pour obtenir un changement conséquent, il fallait faire entendre sa voix au niveau politique!», explique Iness Chakir.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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