Dieselgate – Volkswagen a été mis en examen en France
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DieselgateVolkswagen a été mis en examen en France

Après Renault, VW. Le constructeur allemand devra rendre des comptes à la justice française, pour la fraude aux contrôles antipollutions des anciens diesel.

Selon une source proche du dossier, Volkswagen a été mis en examen le 6 mai pour «tromperie».

Selon une source proche du dossier, Volkswagen a été mis en examen le 6 mai pour «tromperie».

Reuters

Volkswagen a été mis en examen en France le 6 mai pour «tromperie» dans l’enquête sur la fraude aux contrôles antipollution des anciennes générations de moteurs diesel, ont annoncé mercredi le constructeur et une source judiciaire, confirmant une information de la radio Europe 1.

Au lendemain de l’annonce par Renault de sa mise en examen, le géant allemand de l’automobile, qui conteste «tout préjudice» pour les consommateurs français, a annoncé dans un communiqué mercredi sa mise en cause dans ce scandale retentissant du «dieselgate».

«Sous contrôle judiciaire»

Une source judiciaire a confirmé à l’AFP la mise en examen de Volkswagen le 6 mai pour «tromperie sur les qualités substantielles d’une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme ou de l’animal». Selon cette source judiciaire, Volkswagen a été placée «sous contrôle judiciaire avec obligation de déposer un cautionnement d’un montant de 10 millions d’euros et obligation de constituer une sûreté sous forme de garantie bancaire pour un montant de 60 millions d’euros».

Le dieselgate, qui a donné lieu à des actions en justice dans de nombreux pays, a déjà coûté 30 milliards d’euros à Volkswagen, en grande partie aux États-Unis où le groupe allemand a plaidé coupable de fraude en 2017.

Ex-patron mis en accusation

L’ancien patron de Volkswagen Martin Winterkorn, à la tête du géant de l’automobile jusqu’à la révélation du «dieselgate», a été mis en accusation à Berlin pour faux témoignage devant une commission d’enquête parlementaire sur ce scandale de moteurs truqués, a indiqué mercredi le parquet.

L’ancien directeur est accusé d’avoir «sciemment menti» aux députés sur le moment à partir duquel il a eu connaissance de la présence dans les moteurs des voitures VW de logiciels illicites, selon un communiqué du parquet. Dans le volet judiciaire principal du dieselgate, M. Winterkorn doit être jugé à partir de septembre dans un procès pour «fraude».

(L'essentiel/AFP)

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