Piratage de Sony – Washington ne va pas lâcher Pyongyang
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Piratage de SonyWashington ne va pas lâcher Pyongyang

Des responsables américains ont averti mardi que les États-Unis accentueraient la pression sur la Corée du Nord, après la récente attaque informatique contre Sony.

«Il faut atteindre la famille qui dirige le pays», a dit un démocrate.

«Il faut atteindre la famille qui dirige le pays», a dit un démocrate.

Keystone

Les États-Unis ont sanctionné début janvier dix responsables du régime, la principale agence nord-coréenne de renseignement (RGB) ainsi que deux entreprises liées au secteur militaire de la dictature communiste, suite au piratage de Sony Pictures en décembre. Un responsable du Trésor américain a indiqué mardi lors d'une audition à la Chambre des représentants que le régime devait s'attendre à une poursuite de la riposte américaine.

«Bien que son isolation croissante rende le ciblage de la Corée du Nord plus complexe, le Trésor a continué à utiliser son pouvoir de sanctions pour accentuer la pression», a déclaré Daniel Glaser, haut responsable du Trésor. «Pour l'instant, la Corée du Nord continue à faire de la provocation et à mener des activités illicites, bien documentées. Tant que cela continuera, le Trésor continuera à déployer les outils à sa disposition pour augmenter le coût financier d'un tel comportement, et inciter le gouvernement nord-coréen à respecter ses obligations internationales», a ajouté Daniel Glaser.

«Régime brutal et dangereux»

Le représentant républicain Ed Royce, président de la commission des Affaires étrangères, a plaidé pour que Washington cible non seulement Pyongyang, mais aussi les organisations qui coopèrent avec la Corée du Nord. «Nous devons cibler ces institutions financières, en Asie et au-delà, qui soutiennent ce régime brutal et dangereux», a dit Ed Royce.

L'objectif, a-t-il dit, est de priver les dirigeants et notamment la famille de Kim Jong-un de leur accès au système financier international. «Il faut atteindre la famille qui dirige le pays», a dit le démocrate Eliot Engel. Le département d’État a toutefois laissé la porte ouverte au dialogue. «Nous restons ouverts à un échange lorsque ce sera possible, mais nous continuerons à faire pression tant que ce sera nécessaire», a déclaré Sung Kim, représentant spécial pour la Corée du Nord.

(L'essentiel/AFP)

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