Procès aux Pays-Bas – Wilders devant la justice pour incitation à la haine

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Procès aux Pays-BasWilders devant la justice pour incitation à la haine

Le très attendu procès du député néerlandais anti-islam s'ouvre lundi devant un tribunal sous haute sécurité, alors que le pays se prépare à ses prochaines élections législatives.

Leader of the Party for Freedom (PVV) Geert Wilders reacts prior to his trial on September 23, 2016 in Badhoevedorp. 


Lawyers for Dutch far-right MP Geert Wilders on September 23 urged judges to drop an upcoming discrimination and hate speech case against the controversial politician, slamming it as a "political trial." Wilders was appearing again before a top security court ahead of the start of his trial next month on charges of inciting racial hatred due to statements he made about Moroccans living in the Netherlands.

 / AFP PHOTO / ANP / Remko de Waal / Netherlands OUT

Leader of the Party for Freedom (PVV) Geert Wilders reacts prior to his trial on September 23, 2016 in Badhoevedorp.


Lawyers for Dutch far-right MP Geert Wilders on September 23 urged judges to drop an upcoming discrimination and hate speech case against the controversial politician, slamming it as a "political trial." Wilders was appearing again before a top security court ahead of the start of his trial next month on charges of inciting racial hatred due to statements he made about Moroccans living in the Netherlands.

/ AFP PHOTO / ANP / Remko de Waal / Netherlands OUT

AFP/Remko de Waal

Aux Pays-Bas, tous les regards seront tournés vers ce tribunal situé à proximité de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol, curieux de l'impact du procès sur les chances électorales de Geert Wilders, qui divise dans un pays se targuant pourtant de sa tolérance multiculturelle. Le procès, qui devrait se clôturer le 25 novembre, porte sur des propos tenus lors d'une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye. Le député à la chevelure peroxydée avait alors demandé à ses militants s'ils voulaient «plus ou moins de Marocains dans leur ville et aux Pays-Bas». Face à une foule scandant «Moins! Moins! Moins!», l'homme politique a répondu dans un sourire: «nous allons nous en charger».

Il s'agit du second procès pour Geert Wilders, qui avait été acquitté de poursuites similaires en 2011. Geert Wilders n'a fait dans ses propos «que mettre en avant le programme de son parti», avait plaidé lors d'audiences préliminaires son avocat Geert-Jan Knoops, dénonçant un procès politique. Des objections que le tribunal avait rejetées à la mi-octobre. Les poursuites à l'encontre du député «n'affecteront pas ses libertés politiques ou celles de son Parti pour la Liberté» (PVV), avaient tranché les juges.

Mais le député de 53 ans affirme n'avoir dit que ce que «des millions de citoyens néerlandais pensent». Ses propos de 2014 avaient suscité l'indignation et provoqué le dépôt de plus de 6 400 plaintes par des citoyens et organisations. Au Parlement, les autres partis ont fui un temps toute coopération avec le virulent député malgré sa popularité. Le politicien controversé s'est récemment attiré de nouvelles foudres de députés après avoir affirmé vouloir fermer les mosquées et interdire le Coran, qu'il compare au «Mein Kampf» d'Hitler, s'il remporte les élections. Il est l'homme politique le mieux protégé des Pays-Bas depuis l'assassinat en 2004 du réalisateur controversé et virulent critique de l'islam Théo van Gogh.

(L'essentiel/AFP)

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