Wir sind Helden: «Même après cinq ans, le succès est irréel»

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Wir sind Helden: «Même après cinq ans, le succès est irréel»

LUXEMBOURG - Tournées et publication d’un journal intime, le groupe allemand Wir sind Helden est très occupé. Entretien avec le bassiste Mark Tavassol.

«L’essentiel»: Wir sind Helden viennent de sortir un livre, un journal intime. Comment avez-vous eu l’idée d’écrire un tel livre?

Mark Tavassol: C’est une sorte de biographie du groupe qui raconte les cinq dernières années, à partir du moment où nous sommes devenus connus jusqu’à aujourd’hui. C’est surtout notre chanteuse Judith qui a noté méticuleusement tout ce qui s’est passé. Nos fans trouvent les notes déjà sur notre site Internet, en version abrégée. Plusieurs maisons d’édition les ont découvertes en ligne et ont proposé d’en faire un livre. Parmi elles «Fischer» qui avait des idées très concrètes, ce qui nous a beaucoup plu.

Que peut attendre le lecteur de votre livre?

Nous racontons des petits événements drôles qui se sont passés entre nous, par exemple dans notre bus quand nous étions en tournée. Mais nous parlons aussi de ce qui nous a tourmentés et livrons nos sentiments. De plus, le livre permet au lecteur d’un peu mieux connaître le monde de la musique avec toutes ses dérives dont nous avons toujours su nous protéger. Nous n’avons pas toujours emprunté les portes qui s’ouvraient à nous. Cela nous a permis une plus grande autodétermination.

Vous avez sorti votre dernier album en mai 2007, puis vous êtes partis en tournée. Vous recommencez bientôt la tournée, qui vous emmène à Trèves le 17 avril. Comment avez-vous trouvé le temps de faire ce livre?

En tout cas, ça nous a pris beaucoup de temps. Plus que nous l’avions imaginé au début. Nous avons commencé il y a un an et demi à travailler dessus. C’est comme si tu produisais un disque. Tu ne peux pas le faire en plus du reste. Il fallait relire toutes les notes, effacer des détails que nous aimions tant. Mais il faut l’avouer, certaines informations n’intéressent probablement pas le lecteur.

Ça vous a fait quoi de relire ces notes?

C’était très intense. Le succès que nous connaissons depuis 5 ans, c’est encore une situation irréelle pour moi. J’ai 28 ans maintenant et avant que Wir sind Helden ne soit connu, j’ai passé des années à planifier ma vie. J’ai déménagé de chez mes parents, j’ai fait des études, j’ai travaillé en tant que médecin… Plus tard ta carrière commence, plus intensément tu ressens ce qu’il t’arrive.

Es-tu parfois tenté de retourner à ton métier?

Mon métier de médecin, je l’ai toujours aimé. J’ai travaillé seulement deux ans et demi dans un hôpital, et pourtant j’en ai gardé de très bons souvenirs. Beaucoup de médecins deviennent frustrés au fil des années parce que les conditions de travail sont mauvaises. Parfois, je rêve d’être dans le service d’urgence et de soigner un patient. Des amis à moi sont aussi médecins et bien sûr qu’on parle du métier. En tout cas, je n’ai pas le sentiment d’avoir tout oublié. Mais je préfère être musicien. J’adore la musique et je suis très content de pouvoir la pratiquer de façon professionnelle.

Quels sont vos projets avec Wir sind Helden?

Nous promouvons actuellement notre livre et proposons des lectures. Et puis, nous allons sortir le quatrième single de notre album fin mars. La chanson s’appelle «Die Konkurrenz». Ce single est vraiment une affaire de cœur pour nous. Nos fans y contribuent. Beaucoup de versions de reprises circulent par exemple sur MySpace et nous en avons choisi trois qui figurent sur le single.

Wir sind Helden donnera un concert à l’Europahalle de Trèves
le 17 avril.

Billets en prévente pour 27,20 euros sur www.e-ticket.lu

Le livre «Informationen zu Touren und anderen Einzelteilen» est déjà disponible.

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