Révélations – Zemmour et sa conseillère ont «une relation fusionnelle»
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RévélationsZemmour et sa conseillère ont «une relation fusionnelle»

Lundi soir sur le plateau de «Quotidien», le journaliste politique Étienne Girard a évoqué le lien très spécial entre le polémiste d'extrême droite et Sarah Knafo.

À six mois de l’élection présidentielle française, Eric Zemmour n’est toujours pas officiellement candidat. Or, plusieurs sondages donnent le polémiste d’extrême droite présent au second tour, et ses adversaires potentiels suent à grosses gouttes. Dimanche sur LCI, par exemple, la candidate socialiste Anne Hidalgo s’en est vertement prise à lui, le qualifiant de «guignol négationniste et raciste». «Réveillez-vous, vous aussi les journalistes, réveillez-vous!» s’est énervée la maire de Paris, appelant à un sursaut de la population avant qu’il ne soit «trop tard».

Pour décrypter ce «phénomène Zemmour», «Quotidien» a donné lundi soir la parole à Étienne Girard, rédacteur en chef de «L’Express» et auteur d’une enquête sur l’éditorialiste. Le journaliste politique est notamment revenu sur la relation entre Eric Zemmour et Sarah Knafo, sa proche conseillère âgée de 28 ans. Elle est «fusionnelle, singulière, au-delà d’une relation classique entre un conseiller et un possible candidat, c’est du jamais-vu», explique Étienne Girard.

La magistrate n’avait que 13 ans lorsqu’elle a fait la connaissance du polémiste et joue désormais un rôle primordial à ses côtés. Le journaliste n’hésite d’ailleurs pas à faire le parallèle entre elle et Marie-France Garaud, conseillère de Jacques Chirac dans les années 1970. «Sauf qu’elle avait trente ans de plus que Chirac», précise Étienne Girard. Sarah Knafo, elle, a 35 ans de moins que le potentiel candidat. «Et pourtant, c’est elle qui fait tout. «Eric fait les idées, Sarah fait tout le reste», résume le journaliste.

Selon lui, sans la magistrate, jamais Eric Zemmour n’aurait été si proche d’une candidature à l’élection. «J’y vais parce que je suis fou», aurait déclaré le polémiste au printemps dernier. «Il faut un brin de folie pour faire ce qu’il fait. Sarah Knafo, c’est celle qui lui permet de se révéler à lui-même sous un jour nouveau, de passer de ce train-train de polémiste à cette folle aventure de la présidentielle», reprend le rédacteur en chef.

(L'essentiel/joc)

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