Zimbabwe: la bataille pour le pouvoir dans une phase décisive

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Zimbabwe: la bataille pour le pouvoir dans une phase décisive

Les négociations entre Robert Mugabe et l’opposition défaite aux dernières élections se transforment en une lutte feutrée mais sans merci pour le contrôle du pays.

Le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, arrive aux négociations, mardi après-midi. (afp)

Le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, arrive aux négociations, mardi après-midi. (afp)

Les difficiles négociations pour un partage du pouvoir au Zimbabwe, ouvertes dimanche au plus haut niveau, sont entrées mardi dans leur troisième jour, autour d'une âpre bataille pour le contrôle d'un exécutif commandé depuis 28 ans par le président Robert Mugabe.

Le chef de l'État zimbabwéen est arrivé en fin d'après-midi, sans faire de commentaire, dans un hôtel du centre de Harare où se déroulent les pourparlers, environ 30 minutes après les deux leaders de l'opposition.

«Nous prions»

Le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) Morgan Tsvangirai, a également refusé de s'exprimer devant la presse à son arrivée, tout comme le dirigeant d'une faction dissidente du MDC, Arthur Mutambara.

«Nous prions, tout simplement», a répondu l'adjoint d’Arthur Mutambara, interrogé sur l'issue des pourparlers.

Pays paralysé

Ce troisième jour de discussions pourrait être décisif pour sortir le pays de la paralysie née de la défaite du régime le 29 mars. «Les points difficiles seront réglés», avait déclaré la veille Robert Mugabe à la fin de la session de négociations, sans détailler les questions litigieuses.

Ajoutant à la pression sur les négociateurs, le médiateur dans la crise, le président sud-africain Thabo Mbeki arrivé samedi à Harare pour ces pourparlers, rentre mardi à Pretoria.

Le ministre adjoint des Affaires étrangères Aziz Pahad s'est montré très prudent. «S'il y a une issue positive (avant le sommet de l'Afrique australe le week-end prochain), ce sera un plus, mais si aucun accord n'est conclu, les parties doivent être encouragées à poursuivre les discussions jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée», a-t-il déclaré.

Morgan Tsvangirai, qui a remporté les élections générales du 29 mars, réclame au nom de cette victoire le contrôle de l'exécutif. Mais le chef de l'État, soutenu par ceux de l'armée, de la police et des services secrets, n'entend pas céder les prérogatives de la présidence après sa réélection contestée le 27 juin.

Économie ruinée

Son rival s'était retiré du second tour en raison des violences déchaînées contre ses partisans après la déroute du pouvoir le 29 mars. Le MDC fait état de 122 morts dans ses rangs, de centaines de blessés et de milliers de déplacés.

Pouvoir et opposition s'étaient engagés le 6 août à faire cesser les violences dans ce pays à l'économie au point mort, minée par une hyperinflation de plusieurs millions de pour cent. 80% de la population y vit sous le seuil de pauvreté.

lessentiel.lu avec afp

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