Publié 19. juillet 2026, 20:47

Le ciel de New York s’était enfin débarrassé des fumées qui l’avaient envahi les jours précédents, laissant place à un soleil éclatant… trop éclatant. 80 000 âmes sous une chaleur écrasante, dans les tribunes non couvertes du MetLife Stadium… Personne n’a été épargné. Un décor brûlant pour une finale qui allait, elle aussi, monter en température.
Les deux jours précédents, la première bataille, celle de Times Square, avait été remportée par les Argentins, qui avaient largement envahi le quartier de drapeaux et de chants à l’effigie de l’Albiceleste. Si dans les tribunes du stade le débat s’était rééquilibré, sur la pelouse, ce sont les Espagnols qui dictaient leur loi.
Mais la grinta légendaire de l’Argentine, et sa roublardise, lui ont permis de s’accrocher plus longtemps que prévu. Et quand elle semblait craquer, c’est son dernier rempart qui s’est mué en héros: en deuxième période, les parades de Martínez face à Olmo, Ferran Torres, Rodri, Cubarsí ou encore Laporte ont offert à l’Albiceleste, dont un Messi totalement muselé, le luxe d’arracher la prolongation.
À la fin du temps réglementaire, des «Viva España!» fusaient néanmoins déjà des tribunes. Aucun fan de la Roja n’imaginait l’Argentine tenir encore 30 minutes. Encore moins à dix, après l’expulsion de Fernández pour un deuxième carton jaune.
Un but refusé à l’Espagne dans la foulée a pourtant fait vaciller cette certitude, des fans mimant des menottes, en clin d’œil aux démêlés judiciaires passés de l’arbitre. Mais ce qui devait arriver arriva: sur une énième occasion, Ferran Torres crucifiait Martínez (106e). Malgré un dernier sursaut argentin, c’est bien l’Espagne qui décroche sa deuxième coupe du monde, remise des mains de Donald Trump.
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