Coupe du monde: l'Espagne se qualifie en 16es malgré une victoire terne contre l'Uruguay

Publicité
Coupe du monde 2026

Publié 27. juin 2026, 08:30

La Roja se hisse en 16e en battant péniblement l’Uruguay, éliminé

3. Journée

Uruguay
0 – 1
Espagne

Uruguay

résultat final

Espagne

01

Álex Baena

-

42

Agence France-Presse
par
Agence France-Presse
0
0
La Roja a livré une prestation terriblement ennuyante.
La Roja a livré une prestation terriblement ennuyante.AFP

Sans convaincre et versant dans l’ennui à Atlanta, l’Espagne s’est qualifiée pour les 16es de finale du Mondial en terminant en tête de son groupe H, après une victoire étriquée aux dépens de l’Uruguay (1-0), éliminé. Comme lors du premier match contre le Cap-Vert (0-0), la Roja a livré une prestation terriblement ennuyante, pas vraiment à la hauteur de son statut de champion d’Europe ni de son ambition de réussi le doublé Euro-Mondial. Sans mettre de rythme dans les passes ni d’envie dans les duels et surtout en commentant bon nombre d’erreurs techniques et de fautes, les Espagnols n’ont jamais rayonné à Guadalajara, sous les yeux du roi Felipe VI d’Espagne, venu au Mexique sceller la réconciliation entre les deux pays.

Cette fois, le prodige Lamine Yamal, aligné d’entrée par Luis De La Fuente, n’a pas fait le spectacle. Le Barcelonais n’a pas vraiment aidé ses coéquipiers à faire la différence, comme il l’avait réussi face à l’Arabie saoudite (4-0). Vendredi soir, celui qui revient d’une blessure à une cuisse a semblé plus emprunté et moins vif dans ses courses pour déstabiliser la défense uruguayenne, il est vrai rugueuse. Il a fallu une grosse erreur de main du gardien de la Céleste, Fernando Muslera, pour qu’Alex Baena marque sur une frappe en pivot (1-0, 42e), servi sur un centre de Marcos Llorente.

Pino et Williams, ailiers touchés

A la suite de cette bourde, Muslera, qui n’en était pas à sa première dans ce Mondial, a demandé à être remplacé. Ce qu’a fait Marcelo Bielsa, qui a aussi sorti le leader technique Federic Valverde à l’heure de jeu. Avant l’action du but, au cours de laquelle Manuel Ugarte s’est blessé et a été évacué sur civière -, la Roja ne s’était quasiment pas créé d’occasions. Et la seconde période a été toute aussi brouillonne, hormis une frappe sur la barre de Ferran Torres en fin de rencontre (87e). «C’est une équipe infatigable, nous jouons de la même façon depuis longtemps, ils progressent chaque jour», a réagi Luis De La Fuente, se disant «fier» de ses joueurs, tout en regrettant les blessures de Yéremi Pino, victime «d’une fracture» au niveau d’une ‹épaule et probablement forfait pour le tournoi, et de Nico Williams, qui a ressenti «des gênes» musculaires.

Des examens auront lieu samedi pour ce dernier, qui faisait un retour progressif après une blessure à une cuisse. «Si nous devons jouer sans ailier, nous jouerons sans ailier, il faudra proposer d’autres options», a dit le sélectionneur espagnol. En face, la Céleste, qui a bien défendu, s’est parfois montrée pressante offensivement notamment sur les centres (27e, 31e, 36e). Mais ni Darwin Nunez ni ses coéquipiers n’ont réussi à tromper Unai Simon.

Bielsa, tête baissée

Les hommes de Marcelo Bielsa, éliminés après cette défaite, pourront regretter de ne pas avoir su profiter de cette Espagne prenable pour sauver leur place dans ce Mondial. La frustration était d’ailleurs visible en fin de match quand Agustín Canobbio a commis une vilaine faute sur Pedri et qu’il a réagi violemment à son exclusion. «Je ne laisserai rien au football uruguayen», a lancé Bielsa, tête baissée, en conférence de presse. Le technicien argentin, qui a entretenait depuis trois ans une relation complexe avec ses joueurs, avait laissé entendre avant le tournoi qu’il ne prolongerait pas son contrat à la tête de l’Uruguay.

En tête de son groupe H, la Roja va affronter le 2 juillet en 16es de finale à Los Angeles le 2e du groupe J, soit l’Autriche ou l’Algérie opposés samedi. Une opposition largement dans ses cordes pour enfin briser la malédiction qui veut que depuis 2010 et l’année de son titre, elle n’a plus remporté un match après la phase de groupes.Or, cette première place offre à l’Espagne un tableau encore bien dégagé pour la suite de la compétition.Mais pour espérer connaître le même destin que la bande à Xavi et Iniesta sacrés 16 ans plus tôt, il faudra que leurs héritiers haussent leur niveau de jeu dans tous les domaines.

⚽️ Mondial 2026

Trois pays hôtes, 48 nations, 104 matches: L'essentiel t'accompagne durant toute la Coupe du monde de football masculin jusqu'à la finale le 19 juillet.
0 commentaires